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Médine Camp-de-Masque : Il allègue avoir été aspergé d’alcool et brûlé par sa mère 

Alberto à l'ICU, alors que les pieds de sa maman ont aussi été brûlés.

Âgé de 46 ans, Alberto, un habitant de Médine Camp-de-Masque, allègue avoir été brûlé par sa mère de 73 ans lors d’une dispute dans la soirée du samedi 11 janvier. Sévèrement brûlé, Alberto est actuellement admis à l’hôpital Victoria à Candos. Sa maman dit qu’elle a avoué l’acte à la police juste pour mettre un terme à son interrogatoire. 

Alberto, le fils de Marie-Lise, travaille dans une compagnie privée à Port-Louis. Il vit sous le toit de ses parents en compagnie de son petit frère. Allongé sur le lit  de l’unité des grands brûlés de l’hôpital Victoria, à Candos, Alberto peut à peine bouger. Son état de santé, selon les infirmiers, s’améliore graduellement. 

« Mo pardonne mo mama pou ceki li fine fer », dit-il. L’habitant de Médine Camp-de-Masque explique que l’incident s’est produit après un accès de colère de la part de sa mère. 

Les faits remontent à une semaine, soit le samedi 11 janvier, vers 23 heures. Alberto raconte que, ce jour-là, il avait pris une bouteille d’alcool pour nettoyer l’argentier de sa mère qui se trouve dans le salon. La bouteille d’alcool était placée dans la chambre de sa mère, précisément près d’une machine à coudre. Après avoir nettoyé l’argentier, Alberto dit qu’il est retourné dans la chambre de sa mère pour ranger la bouteille. Au même moment, dit-il, « ma mère m’a accusé de lui avoir volé un billet de Rs 1 000. Sauf que je n’avais pas touché à son argent», dit le fils. 

Prise d’une grosse colère, Marie-Lise a lancé la bouteille d’alcool sur Alberto : « Elle a ensuite allumé une allumette et mes vêtements ont flambé ». Les flammes ont pris sur l’ensemble de ses vêtements. « Mone degazer tir tou mo linz et je ne sais pas ce qui s’est passé après. Les policiers sont arrivés et j’ai été transporté à l’hôpital », poursuit-il.  

Quant à Marie-Lise, elle a une toute autre version : « Eski ou kwar enn mama kapav f er enn travay kumsa ? » 

« Lorsqu’Alberto est venu déposer la bouteille d’alcool dans ma chambre, je lui ai demandé où est passé le billet de Rs 1 000 que j’avais gardé sur ma machine à coudre. Il a nié l’avoir pris », poursuit-elle. 

Mo pardonne mo mama pou ceki li fine fer ", dit Alberto

Folle de rage, elle a alors lancé la bouteille d’alcool sur Alberto. « Au même moment, Alberto craquait une allumette pour allumer sa cigarette et ses vêtements se sont alors enflammés », raconte la mère. Marie-Lise ajoute que, ce jour-là, Alberto était ivre. 

Ce n’est qu’après l’incident que Marie-Lise a retrouvé ses Rs 1 000 sous le matelas. « C’est mon époux qui avait caché l’argent. Mais, lors de la dispute, mon mari n’arrivait pas à s’exprimer, car il a perdu la parole après avoir eu une commotion cérébrale il y a trois mois. De plus, durant la même période, j’ai perdu mon deuxième fils qui s’est pendu dans sa chambre. Je n’oserais jamais brûler mon propre enfant », dit-elle en pleurs
Le dimanche 12 janvier, Marie-Lise a été convoquée par les limiers de la Central Investigation Division (CID) de Flacq. Lors de l’interrogatoire, la mère dit avoir avoué. « J’ai avoué à la police en être l’auteur juste pour mettre un terme à mon interrogatoire», dit-elle.Mais, elle persiste à dire que ce n’est pas elle qui a craqué l’allumette : « Si mon fils croit que j’ai pu commettre un acte pareil, je vais accepter. »  

Après l’interrogatoire, Marie-Lise a été autorisée à partir avec comme condition de rester disponible aux enquêteurs. 

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