Me Syed Oomerr Khodabocus : «Le divorce n’est ni une honte, ni un péché, et encore moins un échec»

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 19 février 2026 à 14:02
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Me Syed Oomerr Khodabocus.

Selon Mᵉ Syed Oomerr Khodabocus, avocat, le divorce n’est pas une honte, un péché ou même un échec. Bien au contraire, le divorce est une séparation pour le bien-être et une délivrance de la souffrance. Chaque individu a droit à la liberté de vivre dans la joie, la paix et la tranquillité.

Le mariage est une union de deux personnes qui choisissent de vivre ensemble dans la joie pour partager leur vie. Dans les mariages, il faut s’aimer, se comprendre et faire des compromis. Mais, certes, il y a des circonstances où un couple ne peut y vivre ensemble et il est alors préférable de se séparer.

D’après Mᵉ Syed Oomerr Khodabocus, il existe plusieurs raisons pour lesquelles les gens divorcent, telles que la violence domestique, l’adultère, les disputes palpables, les problèmes financiers et les problèmes familiaux.

Une des raisons aggravantes du divorce est la violence. Plusieurs personnes, surtout les femmes, subissent la violence domestique, qui est fréquente. Il y a eu plusieurs cas de féminicide où ces femmes ont connu des violences à plusieurs reprises avant d’être tuées. Il est regrettable de constater le niveau de violence contre les femmes. Mᵉ Syed Oomerr Khodabocus nous explique : « La violence contre les gens, peu importe qu’il s’agisse d’hommes, de femmes ou d’enfants, est inacceptable. La violence ne doit pas être tolérée mais sanctionnée. »

Mᵉ Syed Oomerr Khodabocus précise également : « Tout acte de violence, verbal ou physique, doit être rapporté à la police. Cela est punissable par la loi. La Section 13(2) de la Domestic Violence Act prescrit que :

a. À une première condamnation, une amende ne dépassant pas Rs 50 000 ;

b. À une deuxième condamnation, une amende ne dépassant pas Rs 100 000 et un emprisonnement pour une durée ne dépassant pas 2 ans ;

c. À une troisième condamnation, un emprisonnement pour une durée excédant 5 ans. »

Plusieurs femmes subissent la violence mais ne rapportent pas leur époux de peur de n’avoir nulle part où aller. Mais ce n’est pas une raison valide pour subir tout acte de violence. Les enfants sont souvent traumatisés par la violence domestique causée par leurs parents, et subissent des troubles psychologiques. Il y a des circonstances où l’on ne peut pas vivre ensemble, surtout lorsque la violence prévaut.

Les personnes mariées qui subissent tout acte de violence peuvent demander une protection (protection order) selon l’article 3 de la Protection from Domestic Violence Act, qui stipule :

« Toute personne qui a été victime d’un acte de violence domestique par une personne, autre que son conjoint, vivant sous le même toit, et qui croit raisonnablement que cette personne est susceptible de commettre tout autre acte de violence domestique à son encontre, peut saisir la Cour, en Formulaire AA du Schedule, pour obtenir une ordonnance de protection interdisant à cette personne de se livrer à toute conduite pouvant constituer un acte de violence domestique et l’ordonnant à un comportement correct envers le demandeur. »

Par vertu de la Domestic Violence Act, la Cour a également le pouvoir de demander à l’époux violent de quitter la maison si nécessaire. Mais en général, si les violences existent, le mieux est de se séparer. La violence ne peut être acceptée en aucun cas.

D’après Mᵉ Syed Oomerr Khodabocus, pour divorcer, une personne ne peut pas entamer le divorce seule. Il faut recourir aux services d’un avocat pour engager les démarches. L’avocat va conseiller le client sur le type de divorce approprié et enclencher les démarches. L’avocat va représenter le client en Cour. Les divorces relèvent de la juridiction de la Cour suprême, Family Division.

Si la personne n’a pas les moyens, une demande de Legal Aid peut être déposée en Cour. Il y a des critères à respecter, tels que démontrer que l’on n’a pas les moyens, que le salaire ne dépasse pas Rs 25 000, et d’autres conditions.

En conclusion, Mᵉ Syed Oomerr Khodabocus nous rappelle que, certes, un divorce est triste, mais il est parfois nécessaire et constitue la meilleure solution, surtout lorsqu’on subit la violence, qui ne peut jamais être justifiée ni acceptée.

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