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Me Hervé Duval : «Je suis surpris par les commentaires sur le rôle du Bar Council»

Me Hervé Duval

L’image de la profession légale a été écornée dans de récentes affaires ainsi que dans le rapport de la commission d’enquête sur la drogue.

C’est la raison pour laquelle le Bar Council a mis sur pied l’initiative des trois « i » : intégrité, indépendance et innovation. Pour en parler, les journalistes Ruzayna Beegun et Terence O’Neill ont reçu, le mardi 13 novembre, dans l’émission Le Grand Journal de Radio Plus, les avocats Hervé Duval, président du Bar Council, Mathilde Espitalier-Noël et Ludovic Balancy.

Selon Me Hervé Duval, la perception du public envers les avocats est aussi importante que la réalité. « La plupart des avocats font bien leur travail. On ne parle que des trains qui sont en retard, pas de ceux qui sont à l’heure. J’ai été surpris par les commentaires de la commission d’enquête sur la drogue sur le rôle du Bar Council. Les pouvoirs de cette association sont limités », a-t-il commenté.

Concernant l’argent utilisé par les trafiquants de drogue pour payer les avocats, le président du Bar Council est d’avis que les hommes de lois doivent, comme tout le monde, faire attention à son origine. « Mais ils ne peuvent pas juger les accusés avant qu’ils ne soient condamnés. Quant aux trafiquants qui ont déjà été condamnés, ils ont eux aussi le droit d’être défendus s’ils ont d’autres affaires en Cour », a précisé le président du Bar Council.

Il préconise la mise sur pied d’une institution indépendante, élue par la profession légale, pour juger les cas d’indiscipline. Selon Ludovic Balancy, l’initiative des trois « i » est « un premier pas dans la bonne direction ».
Mathilde Espitalier-Noël a, pour sa part, dit que « si les avocats adoptent ces trois valeurs, cela changera la perception du public vis-à-vis de la profession légale. L’initiative des trois ‘i’ est un moyen pour les jeunes de contribuer aux changements qu’ils veulent voir dans le pays ».

« La profession légale n’est pas juste une interprétation de la loi, c’est aussi des relations humaines. Il faut avoir l’humilité d’écouter les seniors », a soutenu Ludovic Balancy.