Mauritius Institute of Health : l’amiante dans les bâtiments fait polémique

Des travaux entrepris au Mauritius Institute of Health pour enlever des tuyaux remplis d'amiante.

Des travaux ont démarré, vendredi, dans le Mauritius Institute of Health, à Pamplemousses, pour enlever des tuyaux contenant de l’amiante. Une vingtaine d’employés ont été déplacés vers les salles de cours. Ils s’inquiètent quant aux risques que représentent ces exécutions à proximité de leur lieu de travail.

Les employés du Mauritius Institute of Health (MIH) risqueront-ils leur santé pendant les deux prochaines semaines ? Si du côté de la direction de cette institution et du ministère de la Santé, on a essayé de rassurer, les employés du MIH ne sont pas tranquilles. Les travaux pour enlever des tuyaux remplis d’amiante dans leurs locaux à Pamplemousses ont démarré vendredi et les employés ont été relogés dans les salles de cours, servant normalement à la formation des médecins et infirmiers. Il faudra attendre les résultats de tests de l’air pour s’assurer qu’il n’y a aucun risque sur la santé.

« Nous ne sommes pas tranquilles, confie une source du MIH sous le couvert de l’anonymat, il y a eu plusieurs réunions entre le personnel et la direction. Nous avons fait comprendre que nous souhaitions être relogés dans un nouveau bâtiment, le temps que durent les travaux, ou alors qu’on ne les fasse pas. Mais on ne nous écoute pas. » La dernière réunion avec le personnel a eu lieu jeudi et la direction a confirmé que les travaux seraient entrepris.

Mauritius Institute of Health

Inquiétude généralisée

Une employée du MIH explique les origines du problème. « Ils ont rénové le bâtiment en 2016. C’est là qu’ils ont découvert des traces d’amiante. Puis il y a environ deux semaines, la direction a tenu une première réunion pour expliquer la situation et un de nos médecins a clairement fait comprendre que si nous ne touchions pas à ces tuyaux, ils n'allaient pas nous affecter. » Par contre, il pourrait y avoir des fuites dans le cadre des travaux en cours.

Ce scénario est loin de rassurer les employés, selon cette source. « Nous sommes quelque 20 employés à avoir été déplacés dans une salle de classe. Il faudra attendre que les tests de l’air soient effectués pour pouvoir reprendre nos anciens postes. C’est inquiétant de travailler dans de telles conditions. » Une troisième source confirme l’inquiétude généralisée qui plane sur le MIH, malgré les assurances de la direction. « Nous avons entendu parler des dangers potentiels, raconte cette source, dans la dernière réunion hier (jeudi). Le ministère a expliqué que les travaux iraient de l’avant et que toutes les précautions avaient été prises pour assurer la sécurité. Nous sommes tous suspendus aux tests de l’air qui doivent être faits. »

Nous n’avons pu joindre les membres de la direction du MIH, dont la directrice le Dr Geeta Daby, pour un commentaire. Toutefois, le service de communication du ministère de la Santé a confirmé au Défi Plus que les travaux  avaient démarré et assuré qu’il n’y avait aucun problème à ce sujet.