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Maurice sur la liste noire de l’UE : l’impact sur le secteur du Global Business se fait sentir

Certains clients choisiraient les Seychelles et d’autres juridictions au détriment de Maurice.

La présence de Maurice sur la liste noire officielle de l’Union européenne a été un véritable coup de massue pour le secteur financier. Les craintes se sont-elles matérialisées ? Tour d’horizon avec des opérateurs. 

Àfin août, on comptait 11 792 Global Business Companies (GBC), ce qui représente une hausse de 0,6 % par rapport à la même période en 2019. C’est ce qu’indiquent les statistiques disponibles à la Financial Services Commission (FSC).   Dhanesswurnath Thakoor, Chief Executive Officer (CEO) de la FSC, affirme qu’il n’y a pas eu de baisse de demandes pour des licences dans le secteur du Global Business. « Il faut tenir compte du fait qu’il y a une stagnation au niveau mondial à cause de la COVID-19. Pour l’heure, nous ne voyons pas les craintes liées à la présence de Maurice sur la liste noire de l’Union européenne (UE) se matérialiser au niveau des demandes de licences », explique-t-il. 

Kamal Hawabhay, Managing Director de GWMS Ltd, constate, pour sa part, que l’impact de l’inclusion de Maurice sur la liste noire se fait principalement sentir au niveau des clients européens pour des transferts d’argent vers l’Europe. « Ceux qui travaillent avec d’autres marchés le ressentent moins. La réputation de Maurice a certes été mise à mal, mais l’aspect de la perception entre également en jeu. Plusieurs articles publiés, par exemple, en Afrique du Sud ont porté préjudice à la juridiction mauricienne », concède-t-il. 

Si la dernière session plénière à laquelle avaient participé le ministre des Services financiers et les autorités de l’UE, entre autres, a été favorable à Maurice, les clients seraient toutefois en mode « wait and see ». Kamal Hawabhay observe que l’hésitation intervient au moment où les clients doivent installer une nouvelle entreprise à Maurice. Il dit constater que le sentiment des clients est mitigé.  Noushrath Bhugeloo, Advisor et Independent Director, a un autre point de vue. Selon elle, le secteur du Global Business est en très mauvaise posture. Les effets de la liste noire seraient tellement négatifs que certains clients choisissent les Seychelles et d’autres juridictions au détriment de Maurice. 

« Il faut à tout prix quitter cette liste noire. Nous devons savoir l’évolution du dossier. Les grands financiers européens ne veulent pas utiliser Maurice. Or, on sait que la juridiction mauricienne a beaucoup à offrir et qu’elle est très efficiente », souligne Noushrath Bhugeloo. 

Fabrice Larétif – [email protected] 

 

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