Maurice étouffe sous les dépôts sauvages
Par
Waren Marie
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Waren Marie
De Pailles à Albion, l’accumulation illégale de déchets défigure nos paysages et menace notre santé. Face à cette urgence environnementale, la responsabilité collective est désormais le seul rempart contre l’insalubrité.
De Pailles à Rose-Hill, de La Tour Koenig à Pointe-aux-Sables et Albion, les dépôts sauvages gagnent du terrain. Partout, les déchets s’accumulent. Partout, le paysage recule. Terrains vagues, bords de route, abords d’habitations : l’île se fissure sous les ordures.
Matelas éventrés, meubles abandonnés, sacs d’ordures, gravats. Ce ne sont plus des exceptions, mais une habitude. Une dérive qui défigure Maurice et fragilise son environnement.
Les conséquences sont immédiates. Les déchets attirent rats et insectes, propagent maladies et nuisances. Les plastiques s’installent pour des décennies. Les gravats bouchent les drains, aggravant les risques d’inondation à chaque pluie. Sous la surface, les sols se contaminent, les nappes phréatiques sont menacées, la biodiversité paie le prix fort.
Ce n’est plus une question d’incivilité, mais de responsabilité collective. Chaque sac jeté illégalement met en danger un quartier, une rivière, une génération future. Respecter les jours de collecte, utiliser les sites autorisés, signaler les abus : des gestes simples, mais vitaux.
Protéger l’environnement n’est pas un slogan. C’est une urgence. Et un devoir partagé, si Maurice veut rester une île vivable, saine et digne de sa richesse naturelle.