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À Maurice et Rodrigues : 579 plaintes contre des policiers en 2021

Police

L’Independent Police Complaints Commission (IPCC) a enregistré 579 plaintes déposées par des citoyens à l’encontre de fonctionnaires de police pendant l’année écoulée. Après la force régulière, la brigade antidrogue est la division la plus concernée.

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Le nombre de plaintes de citoyens concernant le comportement de policiers a connu une légère hausse par rapport à 2020. L’Independent Police Complaints Commission (IPCC) a enregistré 579 plaintes à Maurice et Rodrigues en 2021, contre 561 l’année précédente. Sur le total, la « police des polices » a bouclé 40 enquêtes (dont 16 plaintes retirées) et les 539 autres sont en cours. Après la force régulière, l’Anti-Drug and Smuggling Unit est la division la plus ciblée par les plaintes. Pour le moment, aucun dossier n’a été référé au bureau des poursuites publiques ni à la commission disciplinaire de la police pour 2021. Un litige a été réglé devant un comité de conciliation.

Dans le détail, 142 plaintes font état d’agressions physiques et 64 de menaces ou violences verbales, tandis que 373 contiennent d’autres récriminations. Cette dernière catégorie regroupe des motifs variés : abus d’autorité, harcèlement, refus de prendre une déposition, non-assistance à une requête, perquisition sans présentation d’un mandat, endommagement d’une propriété lors d’une opération ou encore retard dans une enquête. La responsabilité de policiers est également mise en cause dans des cas de décès de suspects survenus alors qu’ils étaient placés en cellule. L’IPCC n’est pas habilitée à traiter les plaintes qui relève de la compétence de la commission anticorruption.

En 2022, l’IPCC verra son effectif augmenter. Cette entité ne dispose actuellement que de quatre officiers : deux « enquiry officers » et deux « investigators ». La nomination d’un nouveau membre est prévue à chacune de ses fonctions. L’objectif est d’accélérer le traitement des dossiers. « L’IPCC réceptionne un nombre incroyable de plaintes. Nous avons besoin d’enquêteurs qualifiés et chevronnés pour nous aider à faire aboutir les enquêtes », explique-t-on. Le poste d’« investigator » requiert une licence en droit alors que celui d’« enquiry officer » sera attribué à un policier ayant atteint le grade de chef inspecteur ou un rang supérieur.

Phalraj Servansingh, membre de l’IPCC, fait ressortir que « les éléments de la police sont beaucoup plus conscients de leurs devoirs.  Les postes de police sont équipés de caméras de surveillance. Cette initiative vise à changer la façon de faire des policiers car nous pouvons maintenant voir tout ce qui passe. » Il précise que le rôle de l’IPCC n’est pas de condamner les policiers mais de référer les affaires, après enquête, aux autorités concernées qui décideront des suites à donner, ou de trouver une conciliation entre les parties. « Notre mission est avant tout de construire une meilleure relation entre la police et la population. »

En chiffres

L’IPCC depuis sa création en 2018

L’IPCC depuis sa création en 2018

Évolution du nombre de plaintes contre des policiers

Évolution du nombre de plaintes contre des policiers

 

 

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