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Margareth, 62 ans : « Si pa ti ena enn matla anba, li ti pou touy mwa »

Photo d’illustration

Un sexagénaire est actuellement recherché pour violence conjugale. Son épouse Margareth affirme qu’elle a failli perdre la vie sous ses coups vendredi soir. Après 32 ans de vie commune, elle ne veut plus souffrir en silence. 

Margareth (prénom d’emprunt), une habitante de Roche-Bois âgée de 62 ans, a des ecchymoses au visage et des bleus sur tout le corps. « Si pa ti ena enn matla anba, li ti pou touy mwa », confie-t-elle, encore toute bouleversée. Des coups, elle en a pris dans sa vie… sous le joug d’un mari violent.

Pendant 32 ans, elle dit avoir enduré en silence. Aujourd’hui, elle ne veut plus taire son calvaire. Elle a porté plainte pour violence conjugale, le vendredi 2 décembre.

« Depi laz 30 an li bate mem… » confie Margareth, qui est agent de surface. Cependant, elle gardait espoir que son époux changerait. « Avec l’âge, cela a empiré et ma vie est devenue un enfer », poursuit-elle. « Li finn mem anpes mwa servi gaz pou kwi manze e li gard lakle bife kot ramas komision ar li. Mo pas enn lavi mizer. Mo nepli kapav. Mo oblize aplik mo drwa. »

Lasse du comportement agressif du père de ses trois enfants, la sexagénaire a pris la décision de faire chambre à part, il y a plus de cinq mois. Mais cela n’a pas mis un frein aux disputes. Et vendredi, les choses ont empiré. 

Ce soir-là, raconte Margareth, son époux, âgé de 62 ans, est rentré vers 21 h 30. À peine avait-il passé le pas de la porte qu’il a demandé à Margareth ce qu’il y avait à manger. « Étant donné qu’il m’a interdit d’utiliser la bonbonne de gaz et qu’il garde les provisions sous clé, je lui ai répondu : Mo pa kone », explique-t-elle. « Il s’est alors énervé et a commencé à m’insulter avant de quitter la maison. » 

Cependant, le sexagénaire est revenu quelques minutes plus tard. « Linn sorti linn al bwar, apre linn retourne. Kouma linn rantre linn komans lager », poursuit Margareth. « Il m’a attrapée avec violence et m’a poussée. Je suis tombée lourdement sur un matelas qui était par terre. Il m’a ensuite donné deux coups de pied au visage et plusieurs autres coups de pied dans le dos », relate-t-elle. 

Cela aura été la fois de trop pour Margareth. N’en pouvant plus de subir cette violence, elle a décidé de porter plainte contre son époux. Le même soir, elle s’est rendue au poste de police de sa localité. Cependant, depuis, l’époux de Margareth joue à cache-cache avec les policiers. 

Ils se sont rendus une deuxième fois au domicile de la sexagénaire dans la journée du samedi 3 décembre pour arrêter son époux, mais ce dernier avait déjà quitté la maison, avant l’arrivée des policiers. Il est activement recherché.

 

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