Marche en faveur de la dépénalisation du gandia
Par
Fernando Thomas
Par
Fernando Thomas
Tout a commencé dans une ambiance bon enfant avec toutefois de bruyants slogans. Quelque 400 manifestants, brandissant pancartes et banderoles, arborant t-shirt et lunettes solaires ont marché depuis le centre Marie Reine de la Paix pour rallier le Jardin de la Compagnie.
Le chef de file, avant que ne démarre la marche pacifique, a donné des consignes strictes de ne pas céder aux provocations, à la violence et de respecter les forces de l’ordre.
Effectivement, les forces de l’ordre étaient présentes prêtes à intervenir. Les slogans ont été scandés : « Ki nou lé ? » La foule de répondre : « Gandia ». Puis : « Synthétique ? Nou pas oulé ». Sur certaines pancartes, surtout celles de Pils, on pouvait lire : « Synthetic : Yes weed can » ou alors : « Prison kout pli cher ki tretemen ». « Moris bizin pas resse dan bankal », comprenez par là qu’il faut suivre la politique de la dépénalisation en vigueur dans d’autres pays.
C’est derrière la bannière « Legalize it » que tous se sont rassemblés avec djembé et maravane, chantant ‘Rass Couyon’ de Kaya et l’hymne national pour faire leur entrée au Jardin de la Compagnie.
Il s’en est fallu de peu pour que les choses dégénèrent vers 14h30, une demi-heure après le début de la marche. à la croisée des rues Mère Barthèlemy et La Poudrière, deux hommes, pancartes antigandia voulaient faire entendre leur voix. Sur une pancarte, on lisait : « Canabis, l’alcool, Batte la Tête, Flasher, Interdits ». Interrogé, il a déclaré : « Mo gagne droit dire mo lopinion, mo ena fam ek zenfants, mo pa oule ki zote rentre la dans ». Roule-t-il pour une quelconque organisation ? « Non, mo roule tou sel, legal ou illegal, li pas permissible ». Des policiers ont eu fort à faire pour les éloigner.