Xplik ou K

Marché central : des commerçants s’élèvent contre les contrats de trois mois

bazaar

Le Front commun des commerçants de l’île Maurice conteste la décision de la municipalité de Port-Louis d’allouer des contrats à court terme aux commerçants opérant au marché de Port-Louis. La possibilité de servir une mise en demeure à l’autorité municipale n’est pas écartée si cette dernière ne revient pas sur sa décision.

Une inquiétude persistante. Tel est l’état que vivent actuellement les marchands qui travaillent depuis des générations au Marché central. Depuis que la municipalité de Port-Louis a pris la décision de leur allouer des contrats d’une durée de trois mois seulement, ces derniers ne sont plus certains s’ils vont pouvoir garder leurs étals.

Saisi de cette affaire, le président du Front commun des commerçants de l’île Maurice, Raj Appadu, affirme avoir soulevé la question avec la vice-Première ministre et ministre des Administrations régionales, Fazila Jeewa-Daureeawoo. « Je lui ai montré une copie du contrat en question. En notre présence, elle a appelé le Chief Executive de la municipalité pour réclamer des explications. Maintenant, nous attendons sa décision. » Ce dernier n’écarte pas la possibilité de servir une mise en demeure à la municipalité de Port-Louis si elle persiste dans cette voie.

Le président du Front commun des commerçants de l’île Maurice est contre le fait que les marchands qui travaillent depuis des générations au Marché central soient sujets à des contrats à durée déterminée. « Certes, ils ont la possibilité de renouveler le contrat, mais ces marchands vivent dans un stress permanent, car ils ont toujours cette crainte qu’ils perdront un jour ou l’autre leurs étals après avoir travaillé pendant des générations au Marché central. »

Contacté, le lord-maire, Daniel Laurent, a fait comprendre que cette mesure fait suite à la décision de la municipalité d’augmenter les prix des étals dans un proche avenir.