Live News

Marcelin et ses frères aident Joanita et sa famille à avoir un toit

Marcelin et ses frères à l’œuvre.
Publicité

Une mère et ses deux jeunes enfants n’auront plus à quitter leur maison et à trouver refuge ailleurs lorsqu’il pleut. C’est grâce à des personnes au grand cœur. Récit.

La maison de Joanita, qui date d’une cinquantaine d’années, coulait. La charpente était pourrie et la bâtisse menaçait de s’écrouler. Pour que l’eau de pluie n’inonde pas l’intérieur de sa maison, elle y plaçait des drums, des sceaux et d’autres conteneurs. Ce qui n’empêchait pas l’eau d’abimer les meubles et le téléviseur ! Le lit de sa fille devait être couvert avec du plastique.

Désespérée, Joanita, 36 ans, une habitante de Roche-Bois, mère de deux enfants, avait sollicité l’aide de « Explik Ou Ka ». Elle avait envoyé une petite vidéo pour qu’on l’aide à reconstruire sa maison, d’autant qu’elle avait du bois. Elle avait aussi économisé une petite somme pour acheter des feuilles de tôle. Toutefois, elle n’avait pas assez pour payer des bâtisseurs.

De bons samaritains n’ont pas tardé à se manifester. Dès qu’elle a lancé son appel, le mercredi 8 septembre 2021, Marcelin, un charpentier qui habite à Baie-du-Tombeau, lui a proposé ses services. Et il a tenu parole. Comme ces photos le prouvent, ses frères et lui se sont rendus chez Joanita et ont fait le nécessaire. Ce sont des personnes qui ont la joie de vivre et qui rendent heureux les autres ! C’est d’ailleurs l’adage qui anime Marcelin et sa famille.

« Mon cœur est joyeux. Je peux maintenant dormir tranquillement. Merci Explik Ou Ka ! Merci Radio Plus ! Je remercie aussi toutes les autres personnes qui m’ont apporté leur aide », s’exclame la jeune femme. 

Prakash a pris en charge l’électricité et la plomberie.

Parmi ces personnes, il y a Prakash de Souillac, qui a pris en charge l’électricité et la plomberie. Toutefois, attention, dans ce genre de cas, il y a toujours le danger, surtout quand on est une jeune femme célibataire. Vu qu’elle avait donné son numéro de téléphone à l’antenne, Joanita révèle qu’elle a eu des appels malintentionnés.

Ses enfants

marcelin
Les feuilles de tôle ont été remplacées.

Délaissée par le père de ses enfants, Joanita se bat pour soigner ses enfants. Elle fait des petits boulots à temps partiel. Trois fois par semaine, elle fait le ménage chez une famille et gagne Rs 900. Ce qui fait moins de Rs 4 000 par mois. D’autres fois, elle veille sur une personne âgée.

Ses deux enfants, un garçon âgé de 18 ans et une fille de 11 ans étudient encore. Le premier suit des cours d’électricien au Mauritius Institute of Training and Development, mais Joanita ne peut confirmer s’il poursuivra ses études. 

« Il a eu 18 ans, c’est un grand garçon maintenant. C’est à lui de décider de ce qu’il va faire. Moi, en tant que sa mère, je serais toujours là pour l’encourager dans ce qu’il veut entreprendre. Mais je ne lui imposerai rien », déclare-t-elle. 

Elle avance que son fils est un bon garçon. « Jusqu’à maintenant, il ne boit pas, ne fume pas. Mais en tant que mère, je me fais du souci à cause de notre environnement. Les tentations sont si nombreuses. Est-ce qu’il va tenir bon ? Je l’espère de tout cœur. »

Sa fille, pour sa part, entamera bientôt ses études secondaires. Joanita compte la soutenir jusqu’au bout dans ses études, car elle est consciente que seule l’éducation peut sortir une famille de la misère. 

Elle sera fière et heureuse si demain sa fille réussissait dans la vie. Car l’environnement dans lequel ils évoluent ne semble nullement propice à donner une chance dans la vie. 

En même temps, Joanita est consciente d’un autre danger. Elle est encore jeune et forcément, elle rencontrera un homme avec qui elle fondera un foyer. Cette personne la soutiendra-t-elle ? Elle sait que telle chose pourrait créer un fossé entre elle et ses enfants, ce qu’elle ne voudrait pas.

Joanita a été délaissée par son compagnon et par son père. « Mon père s’est séparé de ma mère quand j’étais encore petite et il n’est jamais revenu. Je sais où il habite et une fois, je me suis rendue chez lui. C’était la première fois et aussi la dernière fois. Il m’a demandé de ne pas revenir, car c’est une chose qui n’allait pas plaire à la femme avec laquelle il vivait », raconte-t-elle.

Joanita a une sœur. Elles vivent dans la même cour qui appartient à leur grand-père. Mais celle-ci vit séparément, avec sa famille. Leur mère aussi vit dans sa maison à elle. Joanita garde une bonne relation avec les deux. 

D’ailleurs, à chaque fois qu’il pleuvait, c’est chez sa mère qu’elle et ses enfants trouvaient refuge. Ce qui est une bonne chose, car la famille demeure plus que jamais importante par les temps qui courent.

 

Notre service WhatsApp. Vous êtes témoins d`un événement d`actualité ou d`une scène insolite? Envoyez-nous vos photos ou vidéos sur le 5 259 82 00 !