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Manisha Dookhony, économiste : «Depuis que j’ai failli mourir je vis chaque jour pleinement»

Manisha Dookhony

Qui suis-je ?

«  Manisha Dookhony, 42 ans et maman d’un petit de dix mois. Je suis économiste qui jongle entre divers engagements. Je suis partenaire associée de Rwenzori Consulting où nous travaillons avec des dirigeants gouvernementaux et du secteur privé pour les conseiller sur des projets de développement et d’investissements en Afrique. Actuellement, je conseille l’agence de promotion des investissements à Madagascar. J’ai été pendant longtemps conseillère auprès du gouvernement rwandais et des entités en Éthiopie, Malawi, Benin, Kenya, Burundi, USA et l’Inde. Je suis aussi membre fondatrice du Think Tank Mauritius Society Renewal et de Nou Repiblik. »

Mon plus grand amour

« Comment choisir entre mon fils, mon époux, ma mère, mon père, ma sœur, ma nièce, mes oncles et tantes et mes amis ? Difficile, car tous ont contribué à ce que je suis aujourd’hui grâce à leur affection et leur soutien… Donc, mon plus grand amour, c’est eux ! »

Mes passions

«  Il y a deux semaines, le chef Lalaina de Madagascar m’a invitée pour un délicieux festin dans son nouveau restaurant. J’apprécie les bons repas avec mes amis à Maurice ou ailleurs dans le monde. J’aime cuisiner pour eux. Organiser un pique-nique raffiné à Chamarel. Commencer par un déjeuner chez Gianni dans le Luberon et finir le repas après minuit. Passer un moment au Lobster Pool dans le Maine et terminer le dîner en chantant autour d’un feu. En somme, mon penchant particulier pour la cuisine et l’aventure m’emporte vers d’autres passions : le voyage, la découverte, l’histoire, la géographie, la mer. Je suis aux anges quand tout cela est réuni. »

Mes faiblesses

« À l’école primaire Labourdonnais, la maîtresse, Miss Nazir, disait que j’étais ‘distraite’. Dans ma petite tête de sept ans, je ne comprenais pas bien, je pensais qu’elle disait que j’étais ‘discrète’.  Du coup, je bavardais encore plus pour me faire moins discrète. (rires) Depuis, je suis restée bavarde et… distraite. Cela n’aide pas puisque j’ai de nombreux engagements et les 24 heures d’une journée ne suffisent pas toujours. »

Mes forces

« La détermination ! C’est très rare que j’abandonne quoi que ce soit. J’essaie toujours de tout mener à bon port. Le travail de ma mère et de ma grand-mère, qui fut la première institutrice hindoue à Maurice, m’inspirent au quotidien. Je crois en la vie.  À 23 ans, j’ai failli mourir en chutant d’une falaise de la montagne Stok Kangri dans les Himalayas. Depuis, je vis chaque jour pleinement. »

Mes accomplissements

« Être Diplômée d’une Maîtrise de la prestigieuse université de Harvard. J’ai été élue directrice et vice-présidente des anciens élèves de Harvard. J’ai appris à faire du vélo à 34 ans, j’ai eu un bébé à l’âge de 41 ans. Comme quoi, il n’est jamais trop tard. Pour les réalisations professionnelles, citons la négociation réussie d’un territoire de 80 ha pour le développement d’une zone économique spéciale pour les industries légères à Madagascar, le travail pour la réduction des droits de douane à Maurice, la mise en place d’un mécanisme de dialogue public/privé au Rwanda, une nouvelle loi visant à faciliter les investissements au Rwanda qui porte déjà ses fruits, la réduction des obstacles non-tarifaires au Burundi et pour les affaires en Éthiopie. Au niveau social, je vais citer la mise sur pied de Think Tank Mauritius Society Renewal et du groupe Nou Repiblik. J’ai reçu le prix de Most Influential Woman Award, le Vital Voices Fellowship et l’Oval Office Fellowship pour le leadership des femmes. À Harvard, j’étais un Mason Fellow et j’ai reçu la Harvard Kennedy School Scholarship. Après mes études au niveau secondaire, j’ai reçu l'ICCR Scholarship pour des études en Inde. »


Je vous dévoile tout... Plutôt…

Jugnauth ou Ramgoolam ?
« Ni l’un, ni l’autre. »

Poisson salé ou mines frites ?
« Mine frire, comme on dit d’habitude à Maurice. D’ailleurs, j’ai appris de mes amis sino-mauriciens que ça porte bonheur d’en manger pour les anniversaires. »

Talons aiguilles et robe de cocktail ou jeans-basket ?
« Je risquerai fort de me tordre la cheville avec des talons aiguilles. Robe de cocktail oui, mais aussi sari que je trouve très gracieux pour des cocktails et autres événements. Baskets surtout pour le confort. Je ne rentre plus trop dans mes jeans... »

Casanière ou fêtarde ?
« Fêtarde of course ! À l’université, j’étais élue la Cultural Secretary et mon job consistait à organiser des fêtes officielles pour l’université. »   

Bollywood ou Hollywood ?
« Un bon film reste un bon film, que ce soit Bollywood, Hollywood, Nollywood, de Hongkong ou autres. J’ai bien aimé Kal Ho Naa Ho, Swades, You’ve got mail, The big Year, House of Flying, Daggers, Itinéraire d’un Enfant gâté et Whale Rider pour ne citer que ceux-là. »

Pavarotti ou Bob Marley ?
« Pavarotti pour le Nessun Dorma, son humour et pour avoir rendu accessible la musique classique au monde avec ses collaborations avec Bono, Mariah Carey ou encore ses collaborations avec Lady Diana. »

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