Mamy Ravatomanga reste derrière les barreaux après une décision de la Cour suprême
Par
Kevish Luximon
Par
Kevish Luximon
L’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga a perdu son appel devant la Cour suprême. Il contestait la décision de la Bail and Remand Court (BRC) lui refusant la liberté sous caution.
Dans un jugement rendu hier, les juges Carol Green-Jokhoo et Azam Neerooa ont estimé que la magistrate de la BRC avait correctement exercé son pouvoir discrétionnaire lorsqu’elle avait rejeté sa demande de remise en liberté le 30 décembre dernier.
Actuellement détenu à la prison de haute sécurité de Melrose, Mamy Ravatomanga fait l’objet de deux accusations provisoires de blanchiment d’argent ainsi que d’une accusation provisoire de complot.
Dans le cadre d’une demande de révision judiciaire dirigée notamment contre la magistrate de la BRC, le Directeur des poursuites publiques (DPP), le Commissaire de police et la Financial Crimes Commission (FCC), il soutenait que son maintien en détention était irrationnel et dépourvu de fondement factuel.
Les juges ont toutefois relevé que les éléments versés au dossier démontrent que l’homme d’affaires possède des biens immobiliers en France faisant l’objet d’une enquête, ainsi que des comptes bancaires à Madagascar et dans plusieurs juridictions, notamment aux Seychelles, à Dubaï, en France et dans les Îles Vierges britanniques.
La Cour suprême a également validé la conclusion de la magistrate selon laquelle les liens de Mamy Ravatomanga avec Maurice demeurent relativement faibles au regard de l’importance de ses avoirs à l’étranger.
Les juges ont en outre estimé qu’une remise en liberté sous caution comporterait un risque d’interférence avec des témoins ainsi qu’un risque de manipulation d’éléments de preuve dans cette affaire.