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Mamode Imran Mangroo : l’art de vendre des fruits

Mamode Imran Mangroo Durant la période des fruits locaux, Mamode Imran Mangroo vend des mangues, litchis, longanes, goyaves de Chine, melon d’eau et jamalacs et salade de fruits, entre autres.

Mamode Imran Mangroo gagne sa vie en vendant des fruits à La Caverne, Vacoas. Un travail, certes difficile, mais qui lui permet de gagner sa vie honnêtement.

Depuis une quinzaine d’années, il est toujours au rendez-vous au début de la route St-Paul pour vendre ses fruits dans une malle solidement rattachée à sa grosse bicyclette noire qui l’accompagne, depuis ses débuts comme marchand de fruits.

Durant la période des fruits locaux, il vend des mangues, litchis, longanes, goyaves de Chine, melon d’eau et jamalacs et salade de fruits, entre autres. La saison terminée, on trouve dans sa malle des ananas ou des mandarines.

À cinq heures du matin, il est sur pied pour se préparer pour sa journée de travail.

« J’épluche les ananas que j’installe dans la malle, je prépare aussi le sel pimenté », explique-t-il. Entretemps, son épouse prépare la salade de fruits qui comprend, notamment, de morceaux d’ananas, de concombre et de mangues.

À 7 heures, Imran est sur place. Sa bicyclette calée sur un support, de sa forte voix, il incite les passants à acheter ses fruits. On peut l’entendre crier : « Mandarines, mandarines ». Avec sa longue expérience, il a acquis l’art de convaincre les gens. Son principal atout est qu’au fil des années, il connaît bien les préférences de chacun de ses clients en matière de fruits. On peut aussi dire qu’avec le temps, une certaine affinité s’est nouée entre lui et sa clientèle.

Après le travail, à 14 heures, il se rend à bicyclette dans des faubourgs de Vacoas à la recherche des fruits pour la vente du lendemain. Ses mandarines et ananas, il les achète chez un grossiste. Durant sa jeunesse, il se rendait toujours à bicyclette dans les forêts pour cueillir des goyaves de Chine.

Ce sont des proches qui l’ont conseillé de devenir marchand de fruits. Au début, dit-il, c’était plus ou moins difficile, mais avec le temps, il a pris goût à ce travail qui l’a permis de nourrir sa famille.

Imran explique qu’il travaille depuis l’âge de 15 ans. Il a été tour à tour, coupeur de cannes, laboureur, aide-camionneur, débardeur dans les docks.

« Le travail ne me fait pas peur et je continuerai à le faire aussi longtemps que Dieu me le permet », dit-il.

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