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Malgré une ordonnance de protection : le calvaire d’une femme confrontée à un époux violent

violence (Photo d’illustration) Une Portlouisienne, qui accuse son époux de la maltraiter, craint pour sa sécurité et celle de ses deux enfants.

Nazia (prénom modifié), 33 ans, a porté plainte contre son mari au poste de police des Casernes centrales, le mercredi 16 janvier, pour breach of Protection Order. La Portlouisienne, qui est mère de deux enfants, accuse son époux de l’avoir menacée de lui taillader le visage mardi soir. « Linn dir mwa ki kan li ti dan prizon, so bann kamarad finn donn li lide. Li dir ki zot finn dir li ki la prosenn fwa ki mo telefonn lapolis, fini pran enn kouto pou koup koup mo figir. Li dir zot finn dir li ki li pou al ferme parey mem sa », raconte Nazia. Son époux a été arrêté par les policiers des Line Barracks le vendredi 18 janvier. Il a été placé en détention.

Nazia relate que cela fait deux ans qu’elle a décidé de faire chambre à part en raison du comportement violent de son mari. « Je n’ai le droit de parler à personne. Il m’accuse d’entretenir une relation avec chaque personne avec qui je discute. Il ne travaille pas. Il ne nous donne rien. Il est alcoolique. Il prend aussi de la drogue synthétique », avance-t-elle. 

La nuit, poursuit-elle, elle préfère se coucher dans la chambre de ses enfants. « Je verrouille la porte. Sinon li vinn arsel mwa e li mem bat mwa. Fer katryem fwa, an 20 an mariaz, ki mo demann enn Protection Order kont li », précise Nazia.

Le mari a été placé en détention, mais la jeune femme a peur qu’il recommence à la maltraiter une fois qu’il sera libéré. Le beau-père de Nazia lui a accordé un droit de jouissance dans la maison qu’elle occupe. Elle souhaite savoir comment faire pour obtenir un ordre d’expulsion contre son mari.

Me Bala Mukan explique qu’il doit d’abord consulter le contrat légal qui a été conclu entre Nazia et son beau-père concernant ses droits de jouissance dans la maison avant de se prononcer.