Xplik ou K

Malade, un jeune de 27 ans lance un appel de détresse : «Je ne sais de quoi je souffre, à l’hôpital on se moque de moi»

Depression

Il souffre atrocement depuis un an. Et chaque fois qu’il se rend à l’hôpital, les médecins ont dû mal à diagnostiquer de quoi il souffre. Il a fini par devenir la risée de certains médecins et infirmiers. Il souhaite faire appel à un spécialiste qui pourrait l’aider à mieux comprendre son état.

Brûlures atroces à la tête, paralysie partielle du corps qui l’empêche de marcher. À 27 ans, Sanjay (prénom modifié) issu de Bambous, avance : « Je ne veux pas me laisser mourir ».

Il souffre depuis trois ans, mais c’est depuis un an que son état s’est détérioré. « Il y a trois ans, alors que je dormais, j’ai soudain ressenti une atroce douleur au cœur. J’ai eu des problèmes cardiaques et j’ai été conduit à l’hôpital. Puis on m’a autorisé à rentrer. L’an dernier, alors que je jouais au foot, je me suis senti mal. Monn senti mo ban misk pe large, apre monn koumans gayn tranbleman. Malerezman sa zour la kan monn al lopital dokter inn dir mwa retourn lakaz parski pena plas dan lopital. »

Sanjay explique que depuis l’an dernier, il ressent des douleurs atroces et qu’il s’est rendu plusieurs fois à l’hôpital. Hélas, il semblerait que les médecins ne sachent pas de quel mal il souffre. Le plus dur pour le jeune homme, c’est que chaque fois qu’il se rend à l’hôpital, il est l’objet de moqueries et de l’irritation du personnel soignant. « Presque tous les jours, ne supportant pas les douleurs, je me rendais à l’hôpital. Dès qu’ils me voyaient, ils me riaient au visage, me bouffonnaient. Dès fois, on me faisait attendre pendant deux heures, pour rien. Après ils me disaient de partir. » Il y a quelque temps, il a passé un mois à l’hôpital. « J’étais à l’hôpital de Candos, puis on m’a transféré à l’hôpital Jeetoo. J’avais des douleurs, j’appelais un infirmier. Personne ne venait. Zot pa devan mwa zot boufonn mwa, zot riye, zot dir mwa aret zape ».

Un jour qu’il souffrait atrocement et que les infirmiers en salle n’étaient pas venus le voir, il a appelé le 114. « Je ne sais pas s’ils pensent que je joue la comédie, mais j’ai 27 ans, je rêve d’autre chose, j’ai des projets plein la tête. Ce n’est pas de gaieté de cœur que je viens plusieurs fois à l’hôpital».

Il y a quelques semaines, Sanjay n’en peut plus  : il ne peut plus marcher. «  C’était après un séjour à l’hôpital. On m’a administré une injection à cause de mes douleurs. Depuis ce jour, je ne ressens plus certaines parties de mon corps. Je reste à la maison et je désespère de ne pouvoir trouver une personne qui pourrait me venir en aide». Le jeune homme, autrefois web designer, habite seul avec sa mère.

C’est en larmes que Sanjay a témoigné dans l’émission Xplik Ou K sur Radio Plus. Heureusement, son appel n’est pas tombé dans l’oreille de sourds. Immédiatement, le Dr Yasheel Aukhojee a appelé pour proposer son aide. « Je ne peux rien conseiller sans l’examiner. Je propose de lui rendre visite avec mon équipe à domicile pour l’aider.»

Sanjay, soulagé, espère qu’il pourra enfin obtenir les traitements appropriés.