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Maha Shivaratri : kanwars sur la tête, ils retracent le parcours du Dieu Krishna

Difficile de ne pas les remarquer, ces jeunes qui, habillés de blanc et de rouge, marchent en procession ordonnée sur la route menant vers le lac sacré de Grand-Bassin. Car leurs kanwars, c’est sur la tête qu’ils les portent.

Ce groupe de huit jeunes âgés entre 18 et 25 ans, tous habitants de Bramsthan, à Flacq, est venu avec une idée hors du commun pour le pèlerinage : retracer avec des kanwars les étapes les plus importantes de la vie de Krishna, l’une des divinités centrales de l’hindouisme, de la prison où il est né jusqu’au champ de bataille selon le "Mahabaratha". 

Mais pourquoi portent-ils leurs kanwars sur la tête et le Dieu Krishna alors que c’est la nuit de Shiva ?

À ces questions, Yan Jugadoo, le porte-parole du groupe, explique que le père de Krishna avait porté  son fils sur sa tête pour traverser une rivière et fuir Kansa, le souverain tyran de la ville de Mathura. Ce dernier en voulait à la vie du petit Krishna, et c’est pour cela que les jeunes pèlerins ont eux aussi choisi de porter leurs kanwars sur la tête. Et « pour nous, cette marche représente notre sacrifice et notre dévotion pas seulement pour le Dieu Shiva mais aussi pour les autres divinités », indique-t-il.

Fleurs multicolores, prison miniature et statuettes de Krishna avec sa flûte ou sur un char, ces réalisations sont le résultat de tout un mois de dur labeur et de créativité.  « Tous les ans, nous faisons de l’innovation un must. Cette idée de kanwar, nous l’avons eue l’année dernière et nous avons tous travaillé un mois durant pour donner la forme », soutient Yan Jugadoo.

Pour les proches qui l’entourent, cette fête revêt une importance spirituelle capitale. « Nous préférons garder les traditions anciennes et faire des petits kanwars faciles à porter et qui ne barrent pas la route », partage Yan Jugadoo. Son équipe et lui sont sortis de chez eux dimanche 16 février à 17 heures.  

Pour éviter de grosses dépenses, la petite équipe a préféré utiliser en majeure partie des matériaux qu’ils trouvent dans la nature, dont des feuilles de vétiver et des fleurs naturelles plutôt qu’artificielles. « Pour les statuettes, c’est du polystyrène », ajoute-t-il. 

La marche est longue, de Bramsthan à Grand-Bassin, plus de 100 km en aller-retour. Mais le groupe de cousins avance avec beaucoup de courage et de ferveur, au rythme des chants de dévotion.

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