Mise à jour January 4, 2026, 10:21 am

Maduro doit aussi répondre de «crimes contre l'humanité», souligne une mission d'enquête de l'ONU

Par Defimedia.info
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N. Maduro
L'ancien dirigeant vénézuélien (au centre)

"L'illégalité de l'attaque" américaine au Venezuela ne doit pas empêcher que le désormais ex-président Nicolas Maduro réponde des graves violations des droits humains et des crimes contre l'humanité commis par son gouvernement, a estimé une mission des Nations unies samedi.

Cette mission, mandatée depuis 2019 par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU mais qui ne s'exprime pas au nom de l'organisation, souligne dans un communiqué la nécessité de garantir que l'ancien dirigeant vénézuélien rende des comptes sur ces violations, dont des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées et des tortures.

"Le bilan de longue date du gouvernement Maduro en matière de graves violations des droits humains ne saurait justifier une intervention militaire américaine qui enfreint le droit international", a déclaré Alex Neve, un des membres de cette mission internationale.

"De même, l'illégalité de l'attaque américaine n'atténue en rien la responsabilité évidente des responsables vénézuéliens, y compris de M. Maduro, pour des années de répression et de violence qui constituent des crimes contre l'Humanité. Le peuple vénézuélien exige et mérite des solutions pleinement conformes au droit international", a-t-il ajouté.

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé Nicolas Maduro après avoir lancé une "attaque de grande envergure" contre le pays sud-américain, pour pour les conduire devant un tribunal de New York afin d'y répondre notamment d'accusations de "narcoterrorisme".

Donald Trump a dit que les États-Unis "dirigeraient" le Venezuela jusqu'à ce qu'une transition politique "sûre" puisse avoir lieu, sans cependant préciser pour l'heure comment.

"Au vue de l'intervention militaire américaine et de l'arrestation de Nicolas Maduro pour des accusations de ‘narcoterrorisme contre les Etats-Unis et leurs citoyens’, la mission d'établissement des faits souligne la nécessité de maintenir l'attention sur les graves violations des droits humains et les crimes contre l'humanité qui ont été commis contre la population vénézuélienne", a insisté Marta Valiñas, qui préside cette mission.

"La responsabilité de ces violations ne se limite pas à Nicolas Maduro", a souligné pour sa part Maria Eloisa Quintero, membre de la mission, soulignant que "d'autres personnes ayant exercé un commandement ou une autorité sur les forces de sécurité, ou ayant autrement contribué à ces crimes, doivent également être tenues pour responsables".

La mission des Nations unies exprime également sa "profonde inquiétude face au risque que de nouvelles et graves violations des droits humains se produisent dans les jours et semaines à venir, dans ce contexte de volatilité accrue".

AFP

 

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