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Lutte contre le blanchiment d’argent : le pays se prépare au grand test de 2027

Par Leena Gooraya-Poligadoo
Publié le: 21 May 2026 à 16:00
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Les discussions ont porté sur plusieurs aspects essentiels, notamment la supervision, la gouvernance, les enquêtes, les sanctions ainsi que la capacité des institutions à démontrer l’efficacité réelle de leurs dispositifs.
Les discussions ont porté sur plusieurs aspects essentiels, notamment la supervision, la gouvernance, les enquêtes, les sanctions ainsi que la capacité des institutions à démontrer l’efficacité réelle de leurs dispositifs.

Maurice n’a plus qu’un an pour se préparer : le sommet d’Abler Group a réuni experts et régulateurs à Balaclava pour armer le secteur financier face au couperet de l’évaluation de 2027.

Àl’approche de la prochaine évaluation mutuelle de Maurice par l’ESAAMLG prévue en 2027, les enjeux liés à la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération prennent une importance accrue. C’est dans cette optique qu’Abler Group a organisé, le 20 mai 2026 à l’Ocean’s Creek Hotel de Balaclava, l’AML/CFT/CPF Effectiveness Summit 2026.

Cet événement a réuni des représentants des autorités publiques, des organismes de régulation, des acteurs du secteur privé ainsi que plusieurs spécialistes internationaux afin d’échanger sur les nouvelles exigences en matière de conformité et d’efficacité des dispositifs AML/CFT/CPF. L’objectif principal était d’encourager une meilleure compréhension des attentes des évaluateurs internationaux et des pratiques observées à travers différentes juridictions. Parmi les intervenants figuraient notamment Kgomotsego Mooketsi, qui a partagé son expertise sur les évaluations mutuelles et l’analyse de l’efficacité des mécanismes de conformité, ainsi que John Cusack, reconnu à l’international pour son expertise dans le domaine des programmes AML/CFT/CPF.

Contrairement aux conférences classiques centrées principalement sur les obligations réglementaires, ce sommet a privilégié une approche davantage orientée vers les résultats concrets. Les discussions ont porté sur plusieurs aspects essentiels, notamment la supervision, la gouvernance, les enquêtes, les sanctions ainsi que la capacité des institutions à démontrer l’efficacité réelle de leurs dispositifs. Des ateliers pratiques et des échanges stratégiques ont permis aux participants d’identifier les attentes des évaluateurs, de mieux comprendre les difficultés rencontrées par les institutions et d’explorer les méthodes permettant de prouver l’efficacité des mécanismes de conformité avant l’échéance de 2027.

Selon Shahannah Abdoolakhan, fondatrice et directrice d’Abler Group, les organisations doivent aujourd’hui démontrer des résultats « tangibles et mesurables » en matière de conformité. Elle estime que cette rencontre vise à favoriser des discussions plus stratégiques et mieux adaptées aux exigences des prochaines évaluations internationales.
 

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