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On lui demande de dormir dans une Waiting Room : Premchand contraint de rentrer chez lui, faute de lits disponibles en salle

Premchand Le patient explique qu’il a été contraint de rentrer chez lui faute de place.

Premchand Ramlochun a vécu une drôle de mésaventure à l’hôpital Victoria, Candos, il y a trois semaines. Cet homme de 55 ans, qui souffre de calculs rénaux, n’est pas prêt d’oublier cette expérience.

Dans la soirée du dimanche 22 juillet, en proie d’atroces douleurs, Premchand Ramlochun décide de se rendre à l’hôpital de Candos. « Il était environ 20 h30. J’avais tellement mal que je me suis résolu à aller à Candos. Après les premiers soins, on m’a dit que j’allais être admis. C’est à la suite de cela qu’une infirmière m’a demandé de passer la nuit dans la salle d’attente, faute de places en salle », s’indigne l’intervenant.

La patient était peu enclin à passer la nuit dans une salle d’attente. « Lorsque je suis retourné voir le médecin, il m’a demandé de signer une Discharge Against Medical Advice (Dama) car je ne voulais pas rester en salle d’attente. Puis, on m’a suggéré un transfert à l’hôpital de Flacq, seul établissement où il y avait de la place. Mais j’ai refusé »

Navisen Curpen, habitant d’Argy Flacq, explique lui qu’il avait transporté sa mère à l’hôpital. La dame était prise de crampes. « Après avoir été examinée, ma maman a été hospitalisée. Nous nous sommes dirigés vers le département des admissions : on nous a fait savoir qu’il n’y avait pas de place disponible. Maman a poireauté de 7 h 30 à 11 h 30 dans un fauteuil roulant », dit Navisen. Au final, la dame a été placée dans une salle accueillant les enfants. « Elle est décédée le même jour à 15 h 20 », lâche Navisen.

« Si maman avait été hospitalisée à temps, elle serait peut-être en vie », dit le monsieur, en colère. Il a consigné une plainte formelle auprès du surintendant de l’hôpital.

Sollicité pour un commentaire, Jameer Yeadally, attaché de presse au ministère de la Santé, a expliqué : « Il y a parfois une indisponibilité de places dans les hôpitaux, mais je souligne que ce manque de places n’est pas constant et il faut ajouter que cela n’empêche nullement le patient de recevoir les traitements appropriés. Et si besoin est, le patient est redirigé vers un autre établissement. »