A l'ONU, Etats-Unis et Israël défendent leurs frappes contre l'Iran qui les accusent de "crime de guerre"

Par Defimedia.info
Publié le: 1 mars 2026 à 06:17
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L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir-Saeid Iravani, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation au Moyen-Orient, au siège de l’ONU à New York, le 28 février 2026.

Les Etats-Unis et Israël ont défendu samedi, lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, la légitimité de leurs frappes contre l'Iran qui a qualifié la mort de civils de "crime de guerre".

"La communauté internationale depuis longtemps affirme un principe simple et nécessaire: l'Iran ne peut pas avoir l'arme nucléaire. Ce n'est pas une question politique, c'est une question de sécurité mondiale. Et à cette fin, les Etats-Unis prennent des mesures légales", a insisté l'ambassadeur américain Mike Waltz, mettant en avant les dizaines de résolution du Conseil ignorées par Téhéran et la réimposition en septembre des sanctions onusiennes contre l'Iran après l'échec de négociations sur son programme nucléaire.

"Le monde entier a été témoin du massacre à grande échelle de citoyens innocents par le régime (iranien)" en début d'année, a-t-il ajouté.

La présence à la réunion de l'ambassadeur iranien "tourne cet organe en dérision, mais là où l'ONU manque de clarté morale, les Etats-Unis la maintiennent", a-t-il lancé, alors que l'administration Trump accuse les Nations unies de ne pas être la hauteur en matière de maintien de la paix.

L'ambassadeur israélien Danny Danon a dénoncé l'"hypocrisie" de certains membres du Conseil qui ont uniquement montré du doigt les frappes israélo-américaines, et pas celles que l'Iran a mené en représailles contre Israël et plusieurs pays arabes.

"Nous n'avons pas agi par impulsion, ni pour agresser, mais par nécessité, parce que le régime iranien n'a pas laissé d'alternative", a-t-il ajouté.

Son homologue iranien Amir Saeid Iravani a lui qualifié de "crime de guerre" la mort de civils, notamment "plus de 100 enfants" dans une école.

"Il est regretable que certains membres (du Conseil), dans un deux poids, deux mesures manifeste ignorent l'agression flagrante commise par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran et condamne l'Iran qui utilise son droit à la légitime défense", a-t-il insisté, sans évoquer la mort annoncée par Donald Trump du guide suprême Ali Khamenei.

Les diverses déclarations ont mis en lumière un Conseil une nouvelle fois divisé. Certains comme la Chine et la Russie ont uniquement condamné les frappes israélo-américaines, d'autres ont principalement visé Téhéran, comme Bahreïn, qui au nom des pays du Golfe a qualifié de "lâches" les frappes iraniennes. D'autres sont restés prudents, appelant à la désescalade ou condamnant toutes les frappes.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, qui avait immédiatement condamné les frappes israélo-américaines, a ensuite condamné dans les mêmes termes celles de l'Iran dans la région.
"L'action militaire présente le risque de déclencher une série d'événements que personne ne peut contrôler dans la région la plus volatile du monde", s'est-il alarmé devant le Conseil, réclamant un cessez-le-feu "immédiat".

AFP
 

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