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Litige autour d’un accident : une histoire de trous

(Photo d’illustration) L’accident de moto s’est produit le 4 avril 2017.

Un fonctionnaire, qui a eu un accident de moto après être passé dans un trou causé par un chantier, n’a toujours pas obtenu réparation. Il attend les conclusions de l’enquête policière. Le hic c’est que les contracteurs du site de construction semblent tous souffrir de trous de mémoire, car nul ne se rappellerait qui était responsable de la fouille. 

Deux ans après un accident qui aurait pu lui coûter la vie, Vikram, qui est fonctionnaire, attend toujours que justice lui soit rendue. Il a perdu le contrôle de sa moto en passant dans un trou causé par des travaux de construction d’un complexe résidentiel. L’enquête policière n’est toujours pas bouclée. Ce que confirme l’inspecteur Shiva Coothen du Police Press Office. 

Le hic c’est que nul ne semble savoir qui est responsable du chantier. Le contracteur « fantôme » n’a toujours pas été identifié. Au grand dam de Vikram qui ne peut pas instruire de procès civil, vu qu’il attend toujours les conclusions de l’enquête de la police. 

C’est vers cinq heures le 4 avril 2017 que se produit l’accident. Le fonctionnaire emprunte une voie qu’il a l’habitude de prendre pour se rendre au travail. Or, ce jour-là, après avoir négocié un virage, il passe dans un trou rempli de gravier et perd le contrôle de sa moto. Vikram est projeté sur l’asphalte. L’engin subit le même sort. 

Des passants portent secours au fonctionnaire. Ils alertent la police de Médine-Camp-de-Masque. Une fois sur place, les agents se rendent compte que le motocycliste n’a pas de blessures graves. Mais ils le conduisent tout de même à l’hôpital de Flacq. La moto est, elle, transportée au poste de police. 

Depuis ce jour, Vikram tente d’obtenir réparation, en vain. Sa moto a été endommagée. Lui-même a été en arrêt maladie pendant quinze jours. Il impute la faute au contracteur du chantier situé non loin du lieu de l’accident. La cavité serait l’œuvre des travailleurs du site de construction. Le trou avait certes été rempli de gravier mais il constituait toujours un danger. Car la personne responsable du chantier n’avait pas pris le soin de placer des lumières fluorescentes en guise d’avertissement. 

Contracteur « fantôme » 

Aucun des opérateurs du chantier n’arrive à dire lequel d’entre eux a creusé le trou avant de le recouvrir de macadam. « Personn pale pran responsabilite. Pa kone ki sennla sa », s’insurge Vikram. La police n’a jamais pu remonter jusqu’aux responsables de ces travaux sur la route car il y avait plusieurs contracteurs sur le chantier. Nul ne se rappellerait qui était en charge de la fouille sur la route. Trou de mémoire collective ? Le motocycliste, lui, n’est pas près d’oublier ce qui lui est arrivé à cause d’un trou… dans la route.

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