Interview

À l’initiative de DIS-MOI : une Pro Bono Law Clinic & Victim Support Unit lancée

Erickson Mooneeapillay

Me Erickson Mooneeapillay est le Directeur de DIS-MOI Maurice et a la volonté de sortir des sentiers battus, car les droits de l’homme sont ‘un vaste chantier’. Il nous confie les projets de l’organisation, notamment la création d’une Pro Bono Law Clinic & Victim Support Unit pour aider ceux qui ont besoin d’un soutien légal, mais n’en ont pas les moyens.

Me Mooneeeapillay, le public a du mal à comprendre la structure de DIS-MOI. Il y a donc plusieurs DIS-MOI dans les îles de l’océan Indien ?
Non, il existe une seule organisation non gouvernementale dont la structure s’est étendue rapidement dans les autres pays de l’océan Indien. De fait, en sus d’avoir un directeur international, nous avons des directeurs nationaux. Toutes ces personnes ont à cœur la promotion des droits humains et forment un réseau de défenseur de droits humains.

Quels sont les grands projets de DIS-MOI Maurice?
En sus de l’éducation aux droits humains destinée à la société en général, nous élaborons plusieurs projets à court, moyen et long termes, tel le lancement de la campagne pour les droits des personnes handicapées et des personnes âgées. Notre projet Pro Bono Law Clinic & Victim Support Unit, quoique déjà opérationnel, connaîtra un lancement officiel le samedi 4 mai 2019 à l’hôtel Hennessy Park, Ébène, à partir de 13 heures.

Comment fonctionnera ce projet Pro Bono qui nous semble novateur.
Le terme Pro bono vient de l’expression latine ‘pro bono publico’ - pour l’intérêt public - et représente la pratique des professionnels mettant leurs compétences gratuitement, dans des initiatives d’intérêt général. Dans le domaine juridique, le ‘pro bono’ consiste à traiter à titre volontaire et gratuit le dossier de personnes défavorisées qui n’ont pas la possibilité de recourir à la Legal Aid, et de fournir des conseils juridiques à ces personnes en question.

Dans un premier temps, nous nous focaliserons sur les personnes vulnérables victimes de délit, plutôt que sur celles accusées d’avoir commis un délit, d’où l’appellation de Victim Support Unit. Ces personnes ne bénéficient, à ce jour, d’aucune assistance judiciaire et sont souvent embrouillées par la complexité de la machine judiciaire. Rodrigues n’est pas épargnée : nos activités y seront étendues.

En fin d’année, nous lancerons aussi le Online Pro Bono Clinic sur une base pilote. Cela devrait toucher un plus grand nombre de personnes vulnérables ayant des difficultés à se déplacer vers nous.

Ce projet est en effet novateur puisque c’est le premier dans la région et DIS-MOI à eu le courage de le lancer avec l’appui du NCSR Foundation.

Avec le projet dirigé par Jean François Favory, le président de la Commission des droits des personnes à handicap, DIS-MOI pourra-t-il influencer l’État et le faire prendre position?
C’est du moins ce qu’on espère. On sait que ceux qui prennent les décisions ne sont pas sourds à nos plaidoiries humanitaires, sauf que cela prend souvent trop de temps à se concrétiser.

Le mot de la fin
Nous espérons recevoir l’appui des volontaires de la profession légale, afin de mener à bien ce projet. Donner à l’humanité, c’est prêter à Dieu.

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