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L’infirmier Rishan Aserigadu, fauché mortellement en rentrant chez lui : «Il n’avait pas prévu de faire des heures supplémentaires ce soir-là», confie Sweety

Par Kendy Antoine
Publié le: 9 May 2026 à 19:00
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Après le décès de Rishan Aserigadu, sa famille, dévastée, réclame justice.
Après le décès de Rishan Aserigadu, sa famille, dévastée, réclame justice.

Rishan Aserigadu rêvait d’offrir le meilleur à sa femme et sa fille. Un accident fatal a brisé ses projets, laissant derrière lui un vide immense et une douleur indicible.

Somay Rishan Sanjeeva Rao Aserigadu, infirmier de 45 ans, avait obtenu son BSc en Nursing tout récemment. Il souhaitait gravir les échelons pour donner à son épouse et sa fille de 8 ans ce qu’il y a de meilleur dans la vie, mais le destin en a décidé autrement. 

Dans la soirée du 4 mai dernier, alors qu’il avait terminé des heures supplémentaires à l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle, où il travaillait, il a été victime d’un accident. Sur la route de La Flora, une voiture qui se dirigeait vers Nouvelle-France a doublé un autre véhicule et s’est retrouvée en face avec le père de famille qui faisait le trajet inverse pour Tyack. 

L’impact n’a pu être évité. Rishan Aserigadu a été gravement atteint. Lorsque la police de Grand-Bois s’est rendue sur place, ils ont retrouvé la victime en sang à côté de son scooter. Le SAMU, dépêché sur les lieux, a malheureusement constaté que la victime avait déjà succombé à ses blessures.

Sweety, sa belle-sœur, explique que Rishan Aserigadu se rendait à Pamplemousses pour sa formation. « Il faisait régulièrement le trajet de Tyack à Pamplemousses sur son scooter. Il ne lui était jamais rien arrivé et il conduisait toujours prudemment. Il avait pour habitude de rouler sur sa gauche pour ne pas gêner les autres automobilistes ou faire d’accident », poursuit-elle. 

Son beau-frère partageait alors son quotidien entre les études, son travail et sa famille qui lui tenait à cœur. Ses sacrifices avaient fini par payer. « Rishan a pu obtenir son BSc. Je lui ai conseillé de travailler dans le privé, mais il voulait rester à l’hôpital », dit-elle. « Il avait cette capacité à rassurer les patients. Il pouvait vous faire une piqûre sans que vous vous en rendiez compte », poursuit sa belle-sœur. 

Notre interlocutrice revient avec peine sur le jour fatidique. « Il n’avait pas prévu de faire des heures supplémentaires ce soir-là. Il avait commencé son service à 6 heures et devait terminer à 18 heures. Toutefois, on lui a demandé s’il pouvait faire des heures supplémentaires. Il voulait rentrer voir sa fille et son épouse, mais il est tout de même resté pour travailler », nous relate-t-elle.

L’infirmier a appelé son épouse pour la prévenir. « Rishan l’a appelée pour lui dire qu’il n’allait pas rentrer, mais qu’il devait poursuivre son service et serait à la maison bien plus tard. Ce n’était pas prévu », confie Sweety. Cette dernière ajoute : « Je me suis rendue sur place en apprenant cette nouvelle. La personne qui était au volant de la voiture s’est sauvée après cet impact. Elle n’a même pas appelé les secours ou tenté de faire quoi que ce soit pour lui venir en aide. Pour nous, c’est un homicide et non un homicide involontaire », affirme-t-elle, avant de conclure : « Rishan laisse un grand vide qui ne pourra être comblé. Nous voulons que justice lui soit rendue dans cette affaire ».
 

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