LGSC : les ex-employés commencent à recevoir leurs lettres de licenciement

Par Defimedia.info
Publié le: 29 janvier 2026 à 12:45
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575 anciens employés de LGSC

Les premières lettres de licenciement ont commencé à être distribuées ce jeudi, à la suite du rejet par la Cour suprême d’une demande de révision judiciaire faite par 575 anciens employés de la Local Government Service Commission (LGSC).

Ces employés avaient été licenciés une première fois le 16 mai de l’année dernière, après seulement quelques mois de service. Ils font aujourd’hui face à un nouveau coup dur avec la confirmation officielle de la résiliation de leurs contrats. Au total, 575 personnes se retrouvent désormais sans emploi.

Si la décision n’a pas surpris les concernés, elle fait suite au jugement de la Cour suprême, qui a estimé que les recrutements étaient entachés d’illégalité dès leur origine. La Cour a ainsi conclu que la résiliation des contrats ne constituait pas un licenciement illégal au regard de la loi.

De leur côté, les ex-employés soutiennent avoir été recrutés à l’issue d’un processus qu’ils considéraient régulier et conforme aux règles en vigueur. Les plaignants, affectés dans plusieurs municipalités et conseils de district à travers le pays, avaient saisi la justice pour contester la décision de la LGSC.

La répartition des employés concernés est la suivante : 245 au conseil de district de Flacq, 150 à celui de Pamplemousses, 67 à Rivière-du-Rempart, 160 au conseil de district de Savanne et 190 à Grand-Port.

Pour rappel, la LGSC avait lancé en 2023 un appel à candidatures pour des postes manuels au sein des autorités locales. À l’issue de ce processus, plusieurs centaines de candidats avaient été recrutés en septembre 2024 et affectés à différents postes.

Pour beaucoup, il s’agissait d’une opportunité d’emploi stable dans le secteur public local. Une perspective qui s’est toutefois révélée de courte durée.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les lourdes conséquences de décisions administratives prises dans un contexte sensible, notamment en période de campagne électorale.

Stephane Douce/Ashna Nuckcheddy-Rabot

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