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Les invités du Grand Journal : pour une synergie entre les acteurs dans la lutte anticorruption

Les invités du Grand Journal

La lutte contre la corruption ne sera gagnée que s’il y a une synergie entre les différentes institutions avec la participation du public. C’est ce qu’ont expliqué les invités du Grand Journal. Ils étaient au micro de Jean-Luc Émile le jeudi 6 décembre 2018.

« Un des grands défis pour lutter contre n’importe quel problème de société, c’est la coopération entre les institutions », a fait d’emblée ressortir Navin Beekarry, directeur général de l’Independent Commission against Corruption (Icac). Pour lui, la corruption est un problème national et international que personne ne pourra régler en restant dans son coin. 

Lovania Pertab, présidente de Transparency Mauritius, a abondé dans ce sens. Selon elle, la corruption est un problème profond sur lequel tout le monde doit se pencher pour arriver à le régler. Elle a émis le souhait que tous, du plus petit au plus grand, répondent de tout délit de corruption. À cet effet, elle souhaite la disparition d’une mauvaise perception qui veut que « quand on est grand, on n’est pas pris dans les filets ».  Le directeur général de l’Icac a aussi souligné qu’il ne faut pas non plus se bercer d’illusions en croyant que ce problème pourra être résolu en un seul jour. Il a plaidé pour des réflexions communes. Il souhaite que la corruption puisse être chiffré. Navin Beekarry a ajouté que l’arsenal légal pour contrecarrer la corruption connaîtra des changements dans un proche avenir. Un rapport déjà rédigé contient plusieurs recommandations. Sam Lauthan, qui a été un des assesseurs de la commission d’enquête sur la drogue, a expliqué qu’à travers le monde les trafiquants ont toujours une avance sur les autorités. « Ce sont de fins intellectuels qui peuvent louer les services des plus grands économistes ou managers. Ce ne sont plus des gros bras qu’on a connus dans le passé. »