Les alliés de Washington refusent de suivre Trump à Ormuz
Par
Defimedia.info
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Le Japon, l’Australie et plusieurs pays européens ont affiché leur réticence à déployer des forces navales après l’appel lancé par Donald Trump pour aider à rouvrir le détroit d’Ormuz.
Le président américain a demandé à ses alliés, durant le week-end, de contribuer à sécuriser cette voie maritime stratégique, alors que les forces iraniennes poursuivent leurs attaques dans cette zone vitale, sur fond de guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, entrée dans sa troisième semaine.
Donald Trump a indiqué que son administration avait déjà pris contact avec sept pays, sans les nommer. Dans un précédent message sur les réseaux sociaux, il avait toutefois cité la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres partenaires.
L’Iran a pratiquement fermé le détroit d’Ormuz, ce passage étroit situé entre l’Iran et Oman, par lequel transite environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole, provoquant ainsi la plus grande perturbation jamais enregistrée dans cette zone.
• Japon
Le Japon n’envisage pas, à ce stade, d’envoyer des navires militaires pour escorter des bâtiments au Moyen-Orient, a déclaré lundi la Première ministre Sanae Takaichi devant le Parlement. Elle a précisé que Tokyo examinait encore ce qu’il pouvait faire de manière indépendante et dans le respect de son cadre légal.
• Australie
Canberra n’enverra pas de navires de guerre pour participer à une éventuelle opération de réouverture du détroit, a affirmé lundi la ministre Catherine King, membre du gouvernement d’Anthony Albanese.
• Corée du Sud
Séoul a indiqué qu’une décision serait prise après un examen approfondi et en étroite concertation avec Washington. En vertu de la Constitution sud-coréenne, tout déploiement de troupes à l’étranger doit être approuvé par le Parlement.
• Royaume-Uni
Le Premier ministre Keir Starmer a affirmé lundi qu’il ne se laisserait pas entraîner dans une guerre élargie contre l’Iran, tout en précisant qu’il travaillait avec ses alliés sur un plan crédible pour rouvrir le détroit. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agirait pas d’une mission de l’OTAN.
• Union européenne
Les ministres européens des Affaires étrangères doivent discuter d’un éventuel renforcement de la mission navale Aspides au Moyen-Orient, mais sans envisager, à ce stade, une extension explicite de son mandat au détroit d’Ormuz.
• Allemagne
Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a clairement écarté toute participation militaire de Berlin à une opération dans le détroit. Il a estimé qu’une poignée de frégates européennes ne pourrait accomplir ce que la puissante marine américaine n’est pas parvenue à faire, ajoutant que cette guerre n’était pas celle de l’Allemagne.
• Danemark
Le chef de la diplomatie danoise, Lars Lokke Rasmussen, a estimé qu’il fallait garder l’esprit ouvert sur la question, même si l’Europe n’a pas soutenu la décision américano-israélienne d’entrer en guerre.
• Italie
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déclaré que la diplomatie restait la meilleure voie pour résoudre la crise dans le détroit, précisant qu’aucune mission navale italienne existante ne pouvait être étendue à cette zone.
• Grèce
Athènes a également indiqué lundi qu’elle ne participerait pas à des opérations militaires dans le détroit d’Ormuz.