Mise à jour: 17 janvier 2026 à 09:44

Les 7 raisons derrière les tensions politiques actuelles, selon Jocelyn Chan Low

Par Le Défi Plus
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Selon l’observateur politique Jocelyn Chan Low, les tensions au sommet de la scène politique s’expliquent par une combinaison de raisons. Décryptage !

1. Deux styles de leadership diamétralement opposés

Navin Ramgoolam est connu pour son attentisme : il prend son temps avant de décider, À l’inverse, Paul Bérenger est un TGV, souligne Jocelyn Chan Low. 

2. Une culture politique incompatible

Le MMM de Paul Bérenger est un parti où priment la rigueur et la discipline. Les écarts n’y sont pas tolérés. À l’opposé, le travaillisme de Ramgoolam repose davantage sur une culture relationnelle, où l’amitié et la loyauté occupent une place importante, avance l’observateur politique. 

3. L’impopularité du gouvernement

« Paul Bérenger reste un grand politicien et un stratège. Mais après de longues années passées dans l’opposition, l’électorat du MMM s’est considérablement effrité. Aujourd’hui, le parti est menacé par des extraparlementaires, notamment Patrick Belcourt ou encore Roshi Bhadain. Rester associé à un gouvernement impopulaire complique toute tentative de reconquête électorale », indique Jocelyn Chan Low.

4. La succession au MMM

Le MMM devra faire face dans un avenir proche à la question de la succession au sein du parti. « Beaucoup voient en Joanna Bérenger une héritière crédible, avec des atouts comme le genre et la jeunesse, au-delà de la question de dynastie. « Le temps presse et la survie du parti dépend d’une transition maîtrisée », explique-t-il. 

5. L’opposition comme espace de reconstruction 

Le mécontentement de la population est bien réel, mais l’opposition parlementaire n’arrive pas à décoller. Ce sont plutôt les forces extraparlementaires ainsi que les syndicats qui occupent le terrain. « Stratégiquement, un retour du MMM dans l’opposition pourrait lui permettre de se reconstruire et de combler le vide actuel. C’est aussi un avantage stratégique pour le successeur du parti », fait ressortir interlocuteur. 

6. La réforme électorale

La réforme électorale, notamment l’introduction d’une dose de proportionnelle, sera un atout pour le MMM. Mais, traditionnellement, le Parti travailliste et son électorat y ont toujours été opposés. « Cela s’est vu dans l’histoire ! Paul Bérenger ne peut pas prendre le risque que ce dossier n’avance pas », avance-t-il. 

7. Le problème de gouvernance 

La gouvernance constitue aussi l’un des principaux points de tension. L’immobilisme du gouvernement face aux dossiers majeurs agace Paul Bérenger qui a ouvertement évoqué l’existence d’un « gang ». À cela s’ajoute la situation en matière de Law & Order, qui dépasse désormais les frontières du pays, certaines ambassades de grandes puissances recommandant la prudence avant tout déplacement à Maurice. « Paul Bérenger a dit que 2026 sera une année décisive. Il est en train de dire soit le gouvernement accélère les réformes et engage des changements profonds, soit il court à la catastrophe. Ce qui le poussera à partir », conclut Jocelyn Chan Low. 

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