Légalisation du gandia : les militants politisent leur lutte

Par Cedric Ramasawmy O commentaire

Les membres du Kolektif 420 plaident pour que le cannabis soit retiré de la liste des drogues dangereuses de la Dangerous Drugs Act. Fleuriot Juste, président du mouvement Freedom, a fait la déclaration suivante face à la presse le lundi 16 avril: « Le pays compte environ 300 000 consommateurs de gandia. Bizin kont lor nou pou prosin eleksion. » Il a ensuite lancé une mise en garde aux politiciens. « Nous avons des familles et des proches. Nous avons une importante force électorale. We’re going to be a pain in the ass. »

Selon Fleuriot Juste, le gandia peut faire du bien à l’économie mauricienne, car la vente pourrait être taxée. « Il y a 25 000 produits qui peuvent être dérivés du cannabis. La légalisation du gandia aiderait à rebooster l’économie. »

Les membres du Kolektif 420 déplorent une persécution et un harcèlement systématique des autorités. Jameel Peerally abonde dans leur sens. « Lorsque la brigade antidrogue arrête un consommateur avec deux à trois pouliahs de gandia, ce dernier est considéré comme un trafiquant de drogue. L’alcool, qui fait des ravages, est légal, tandis que le gandia, qui est utilisé à des fins thérapeutiques, est illégal », a-t-il soutenu.

Les membres du Kolektif 420 organiseront une Marche du cannabis à Port-Louis, le 5 mai prochain, à midi. Le centre social Marie Reine de la Paix sera le point de ralliement.