Interview

Leela Devi Dookun-Luchoomun : «Nous allons revoir certains aspects pour les examens nationaux»

Leela Devi Dookun-Luchoomun

La ministre de l’Éducation nous parle des dernières évaluations du PSAC. Leela Devi Dookun-Luchoomun annonce d’autres changements dans le système éducatif pour améliorer la façon de faire en classe. L’objectif est que l’apprenant devienne un adulte responsable ayant une base solide.

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Les évaluations de la deuxième édition du Primary School Achievement Certificate (PSAC) ont pris fin vendredi dernier. Êtes-vous satisfaite de ces deux dernières années ?
Il y a des changements et les gens doivent comprendre. Avec les deux ans du PSAC, il y a eu deux évaluations à la fin du cycle primaire. Au niveau de l’école, il y a eu des changements palpables. Les holistic teachers apportent leur soutien. L’ambiance est différente, les enfants semblent plus épanouis. Il y a des changements qui viendront et d’autres qui sont en cours.

Et les évaluations ?
Les parents abordent les évaluations du PSAC de façon différente. Je ne crois pas que le stress qui existait à l’époque soit encore présent. La pression a diminué. J’ai pu parler à quelques élèves. Ils m’ont dit qu’il y a eu, avant, deux Modular Assessments en histoire-géographie et en science et ils ont trouvé cela bien.

Il y a quelques jours, l’actualité éducative a été dominée par une polémique au sujet du niveau et du contenu des questionnaires nationaux. Qu’en est-il exactement ?
Certains sont mécontents, d’autres trouvent des choses qui ne sont pas comme ils l’auraient souhaité. Je suis d’accord : il faut revoir certaines aspects par rapport aux examens nationaux. Il y a un système que nous avons mis en place. Il faut encore le peaufiner. Nous devons faire comprendre aux enfants qu’il ne faut pas avoir peur d’une évaluation. Une évaluation, c’est pour établir vos compétences. En sortant d’une évaluation, l’enfant doit pouvoir se dire : « J’ai ces compétences là ». Avec l’arrivée des Communications Skills, nous constatons que l’enfant arrive à mieux s’exprimer. Les changements sont là et sont visibles. Il y a certains domaines où nous pouvons encore mieux faire, mais je constate déjà un progrès. Très peu de parents évoquent actuellement les leçons particulières aux enfants en Grade 7. Je crois qu’il y a eu un changement positif.

Quel est votre bilan après une année de l’Extended Programme ?
C’est un programme que nous mettons sur pied et qui nous apporte beaucoup de satisfaction. Il faut se dire que ces élèves qui sont en Extended Programme ont eu beaucoup de mal à atteindre le niveau requis. Nous sommes en train de faire une remise à niveau, travailler sur leur estime de soi, les encadrer, les encourager à aimer les études. Cela ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un travail qui se fait sur quatre années. Nous avons un cursus adapté et un progress book, entre autres. C’est le suivi de l’enfant que nous faisons. L’objectif est qu’à la fin du cycle de basic education, ils soient capables de faire un choix : soit de continuer leurs études dans l’établissement où ils se trouvent, soit, s’ils le souhaitent, faire une formation technique. Mais il faut que la base soit solide.

Au bout de ces quatre années, est-ce que l’élève qui a réussi peut entrer dans le ‘mainstream’ ?
Bien sûr. Si l’enfant a terminé et réussi son National Certificate of Education (NCE), il entre dans le système. Il faut se dire que lorsqu’on fait le NCE, c’est l’évaluation de tout le groupe de nos élèves qui ont complété la basic education. Comme dans n’importe quel questionnaire du School Certificate (SC) ou du Higher School Certificate (HSC), il y a des questions qui permettent de vérifier si les concepts ont été compris. C’est ce qui se fera pour les élèves. Il y aura des questions de higher order pour arriver à déterminer qui sont les high flyers, comme dans toute évaluation. Je suis persuadé que l’Extended Programme prendra sa forme voulue. Au fil des années, il y aura des élèves qui sont en train d’avoir le soutien nécessaire au primaire grâce aux support teachers pendant 4, 5 ou 6 ans. Le problème que nous avions dans le passé, après le Grade 6 ira en diminuant.

 

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