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Le syndicat des policiers condamne les actes de brutalité

Les représentants syndicaux de la force policière condamnent les agissements de leurs collègues à la suite de la publication de vidéos sur les réseaux sociaux, démontrant des actes de torture. Ils plaident en faveur d’une formation en continu et d’un encadrement adéquat des policiers.

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Le secrétaire de l’All Police Officers Union (APOU), Mohamedally Maudarbocus, fait comprendre que « les policiers doivent être soumis au ‘continuous learning’. Cela, dit-il, afin de se perfectionner.

« Rares sont les policiers qui sont soumis à une formation spécifique, par un expert local ou étranger, après leur ‘residential training’ dans les diverses ‘police training schools’ à travers le pays. Certains officiers de police ne sont pas formés pour traiter certains dossiers, ou encore pour travailler dans des unités de la force policière. ‘Nek inn pran zot, inn met zot la. Dir zot travay’ », avance un officier basé aux Casernes centrales.

L’inspecteur Mohamedally Maudarbocus cite, à titre d’exemple, des formations en matière de droits de l’homme, ou encore concernant les diverses techniques d’interrogatoire. « Il y a une façon d’enquêter. Au niveau de l’APOU, nous sommes d’avis que les enquêteurs doivent non seulement être des ‘active listeners’, mais aussi avoir un sens de l’‘open minded questionning’. Ce, afin de pouvoir résoudre des cas, au lieu d’avoir recours à la violence.  »

Le commissaire de police, Anil Kumar Dip, a été contacté pour une déclaration dans ce sens. Mais après avoir décroché son téléphone, il a préféré nous raccrocher au nez. 
L’inspecteur Shiva Coothen, le responsable de la cellule de presse de la police, avance que les recrues sont formés pendant six mois et ce, sur une durée de deux ans. Puis, ils sont mis à l’épreuve et sont ensuite confirmés à leurs postes. « Les recrus ont maintenant la possibilité d’entamer leurs diplômes en Police Studies, dépendant de leurs qualifications », fait-il comprendre.

Une assistance psychologique réclamée

L’APOU, qui « condamne ces actes barbares », se dit « solidaire » envers les victimes de brutalité policière. « Au niveau de l’APOU, nous sommes d’avis que les victimes de violence doivent avoir un soutien psychologique du ministère concerné. Cet encadrement leur permettra de remonter la pente », souligne l’inspecteur Mohamedally Maudarbocus, le secrétaire du syndicat.

 

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