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Le président taïwanais a quitté l'Eswatini après un voyage retardé par des pressions chinoises, selon Taipei

Par Defimedia.info
Publié le: 4 May 2026 à 18:04
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Crédit: AFP PHOTO / TAIWAN PRESIDENTIAL OFFICE

Le président taïwanais Lai Ching-te a quitté lundi l'Eswatini, seul allié diplomatique de l'île asiatique en Afrique, ont indiqué des sources aéroportuaires, concluant un voyage retardé, selon Taipei, en raison de pressions chinoises.

Le président Lai était arrivé dans le royaume samedi pour une réception officielle dans la capitale, Mbabane, qu'il devait initialement visiter du 22 au 26 avril pour le 40e anniversaire de l'accession au trône du roi Mswati III et pour son 58e anniversaire.

Le voyage avait été reporté après la révocation des autorisations de vol du président taïwanais par les Seychelles, Maurice et Madagascar à la suite de "fortes pressions" de la Chine, d'après Taipei.

Durant son séjour, finalement intervenu ce week-end, M. Lai a suivi l'avancement d'un projet de dépôt pétrolier financé par Taïwan et visité un centre de conférences où Taïwan prévoit de développer un parc industriel.

"Il est parti ce matin (lundi) à bord de l'avion du roi", a déclaré à l'AFP une source à l'aéroport principal de l'Eswatini, sous couvert d'anonymat.

Le dernier voyage à l'étranger du président Lai Ching-te remontait à novembre 2024, lorsqu'il s'était rendu chez les alliés de Taïwan dans le Pacifique, transitant par le territoire américain de Guam.

L'Eswatini, anciennement connu sous le nom de Swaziland, fait partie des 12 pays qui reconnaissent encore la souveraineté de Taïwan, tandis que la Chine a convaincu les autres de rompre leurs relations diplomatiques avec Taipei au profit de Pékin.

En réaction au déplacement de M. Lai, le ministère chinois des Affaires étrangères l'a accusé samedi de s'être livré à "une parodie d'évasion, façon passager clandestin", faisant de lui "la risée de la communauté internationale".

La Chine considère Taïwan comme faisant partie de son territoire et s'oppose à sa participation aux organisations internationales et aux échanges avec des pays tiers. Elle n'exclut pas de recourir à la force pour en prendre le contrôle.

AFP

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