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Le point sur la situation au 23e jour de la guerre entre Israël et le Hamas

La guerre entre Israël et le Hamas, entrée dimanche dans son 23e jour, a été déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien à partir de la bande de Gaza.

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En représailles, l'armée israélienne bombarde depuis sans relâche la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas depuis 2007, et assiège ce territoire palestinien exigu où s'entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens.

Voici les derniers développements:

 

Une guerre "longue et difficile" contre le Hamas

La guerre sera "longue et difficile", a prévenu le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Vaincre le Hamas est un "défi existentiel" pour Israël mais "cela concerne toute la civilisation occidentale", selon lui.

Vendredi soir, l'armée israélienne a intensifié ses bombardements et est entrée dans le territoire palestinien où elle opérait encore au sol samedi soir. Désormais, "la seconde étape de la guerre" est engagée, avec l'objectif de "détruire les capacités militaires et la direction du Hamas; ramener les otages à la maison", a dit M. Netanyahu.

 

Le Hamas veut échanger otages contre prisonniers

Le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinouar, qui s'est exprimé samedi soir pour la première fois depuis le 7 octobre, s'est dit prêt à conclure "immédiatement" un échange des otages que le mouvement islamiste retient, contre "tous les prisonniers" palestiniens incarcérés par Israël.

Les autorités israéliennes ont identifié 230 personnes captives dans la bande de Gaza, selon un nouveau décompte. Seules quatre femmes ont été libérées à ce jour.

Les familles des otages, en majorité israéliens, se sont dites inquiètes du sort de leurs proches en raison des bombardements intenses sur Gaza.

Elles ont pu rencontrer Benjamin Netanyahu samedi qui a promis d'examiner "toutes les options" pour faire libérer leurs proches.

 

Gaza-ville est "un champ de bataille"

L'armée israélienne a prévenu qu'elle considérait désormais Gaza-ville et sa région comme un "champ de bataille" et a ordonné aux habitants de "partir immédiatement" vers le sud.

Selon le porte-parole de la Défense civile à Gaza, Mahmoud Bassal, "des centaines d'immeubles et de maisons ont été entièrement détruits" dans les raids nocturnes.

Les communications téléphoniques et internet, coupés depuis vendredi dans le territoire palestinien, étaient en cours de rétablissement dans la nuit de samedi à dimanche selon l'organisme de surveillance du réseau Netblocks et un collaborateur de l'AFP.

 

Nouveau bilan côté palestinien

Le ministère de la Santé du Hamas a affirmé que plus de 8.000 personnes avaient été tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre avec Israël, dont la moitié sont des enfants, selon un dernier bilan, donné dans la nuit de samedi à dimanche. Le dernier bilan communiqué tôt samedi matin faisait état de 7.703 morts.

Depuis l’attaque du 7 octobre, 1.400 personnes ont été tuées en Israël, essentiellement des civils et la majorité le jour de l'attaque du Hamas, selon les autorités locales.

 

Manifestations de soutien

Des milliers de personnes ont manifesté à Londres, Paris, Zurich ou New York en soutien aux Palestiniens.

"Gaza, Gaza, Paris est avec toi !", ont scandé des manifestants dans la capitale française où pourtant le rassemblement avait été interdit, a constaté une journaliste de l'AFP.

L'Arabie saoudite a dénoncé une violation "injustifiée" du droit international et Oman accusé Israël de "crimes de guerre.

 

Israël rappelle ses diplomates en Turquie

Israël a rappelé ses diplomates de Turquie afin de "réévaluer les relations" entre les deux pays, en réaction aux "graves déclarations" d'Ankara.

"Israël, nous vous déclarons devant le monde entier criminel de guerre", avait accusé plus tôt le président turc Recep Tayyip Erdogan.

 

Tirs de roquette

Des roquettes ont été tirées de Gaza vers Israël samedi, faisant trois blessés, selon des médecins. Dans al soirée, le commandement israélien a mis en garde les habitants des villes d'Ashdod et d'Ashkelon, dans le sud d'Israël, contre des tirs de missiles et de roquettes, mais  les services de secours n'ont déploré aucune victime.

© Agence France-Presse

 

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