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Le mystère plane sur le meurtre de Karan Etwar : la victime a perdu ses parents quand il était jeune

Par Le Défi Plus
Publié le: 4 July 2026 à 15:40
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Karan Etwar a perdu ses parents quand il était un enfant.
Karan Etwar a perdu ses parents quand il était un enfant.

Karan Etwar, 31 ans, est passé par bien des épreuves. Orphelin très jeune, il s’accrochait à la vie, entouré de ses proches, mais en une nuit tout a basculé. Cet habitant de Rivière-des-Anguilles a été trouvé dans la soirée de samedi sur une route à Surinam, gisant dans une mare de sang avec une plaie à la tête. L’autopsie a attribué sa mort à une fracture du crâne à la suite d’une agression. Depuis, ses proches sont dans le flou et cherchent à comprendre ce qui s’est passé.

Ramesh, 51 ans, l’oncle du défunt, est encore sous le choc. Il ne pensait pas perdre son neveu de la sorte. Originaire de Batimarais, Karan Etwar était le cadet d’une fratrie de trois enfants, comptant deux filles et un garçon. Très jeune, il a perdu ses parents. « Sa mère a été emportée par la maladie quand il avait environ 5 ans », relate le frère de sa mère.

Peu de temps après, son père est décédé. Ses sœurs et lui ont été pris en charge par les autres membres de la famille. « Mon neveu a atterri chez ma mère, sa grand-mère. Elle s’occupait bien de lui », raconte son oncle.

Toutefois, le sort s’est de nouveau montré cruel envers le jeune Karan Etwar pendant sa croissance. « Ma mère est aussi décédée », dit-il. C’est une nouvelle perte qui afflige la famille, mais plus particulièrement l’enfant qu’il était. Il est allé s’installer chez une tante. « Ma sœur s’est occupée de lui. Elle l’a suivi dans sa scolarité », raconte Ramesh. Voulant se débrouiller seul, il n’a pas poursuivi ses études. « Il a arrêté l’école après la sixième (Std VI) et a commencé à enchaîner les petits boulots. » Puis, il s’est installé à Batimarais, dans la cour familiale où vit également son oncle Ramesh.

Menaces

« C’était quelqu’un qui aimait rire, mais il restait très réservé. Il allait travailler, puis revenait à la maison. Il vivait seul et ne rendait de comptes à personne. » Mais il y a quelque temps, le jeune homme aurait confié à un proche qu’il faisait l’objet de menaces. « Li ti dir ena dimoun pe rod li pou bate », nous a-t-il dit. Ils se demandaient qui pouvait bien lui en vouloir, mais Karan n’en a pas dit plus. La dernière fois que Ramesh a vu son neveu vivant remonte à vendredi dernier. « Je l’ai vu prendre le chemin du travail. »

Samedi, le jeune homme est sorti. Dans la soirée, le téléphone a sonné : à l’autre bout du fil, un policier a indiqué à un proche que Karan a été trouvé inconscient à la rue Mandir. Lorsque les secours se sont rendus sur place, il était déjà trop tard.

« J’ai assisté à l’autopsie de mon neveu. Nous avons appris qu’il a reçu un coup violent à la tête. Ce n’était ni un accident ni une chute ; il a été agressé avec une arme tranchante, selon le médecin légiste. »

L’affaire a été confiée aux limiers de la police criminelle de Souillac. Vendredi, les investigations se sont poursuivies. Plusieurs personnes ont été entendues, dont deux Bangladais résidant dans la localité. Ils affirment qu’ils l’ont vu sur la route plus tôt ce jour-là. Il était seul. Puis, en repassant, ils l’ont de nouveau croisé. C’était la dernière fois qu’il a été vu en vie.
 

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