Le means test pourrait coûter la vice-présidence de la SBM à Ashok Prayag
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Le Défi Quotidien
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Dans le sillage du dossier de la pension, Ashok Prayag se trouve dans le viseur d’un courant de parlementaires. Président du comité technique associé au means test, il est tenu responsable de l’embarras infligé au gouvernement. Certains veulent qu’il soit sanctionné. Il pourrait être privé de la vice-présidence de SBM Holdings.
Le dossier de la pension a changé la perception concernant Ashok Prayag. Jusqu’ici présenté comme un technicien appelé à travailler sur des réformes sensibles, il est désormais associé à la mesure la plus contestée du Budget : l’introduction du « means test, qui devait réduire la pension de certains bénéficiaires et la supprimer pour d’autres, selon leurs revenus.
La contestation a été immédiate. Dans l’opinion publique comme au sein même de la majorité, la mesure a été perçue comme une attaque contre un acquis social extrêmement sensible. La pression politique a été telle que le Premier ministre et ministre des Finances a dû faire marche arrière en annonçant le gel du means test.
Mais pour plusieurs élus du pouvoir, le mal est déjà fait. La réforme a embarrassé l’alliance gouvernementale. Elle a donné l’image d’un pouvoir prêt à toucher à la pension, un sujet hautement inflammable dans un pays où cette prestation constitue, pour de nombreuses familles, un élément central du budget domestique.
Dans ce contexte, Ashok Prayag, qui est actuaire de profession et ancien PDG de Quantum Insurance devient politiquement encombrant pour certains. Sa nomination annoncée, comme vice-chairman de SBM Holdings, un poste que certains présentent comme ayant été créé pour lui, ne fait plus l’unanimité. Selon nos recoupements, des voix au sein du gouvernement souhaitent désormais lui barrer la route.
L’argument de ses détracteurs est direct : après l’embarras provoqué par les propositions liées à la pension, il serait difficilement défendable de promouvoir Ashok Prayag à un poste aussi visible au sein de SBM Holdings. À leurs yeux, une telle nomination donnerait le sentiment qu’un responsable associé à une réforme politiquement coûteuse est récompensé au lieu d’être tenu responsable de ses recommandations.
En parallèle, certains commencent à faire les comptes de ses rémunérations. Ashok Prayag percevrait plus de Rs 700 000 par mois à travers plusieurs fonctions : environ Rs 250 000 au titre de ses responsabilités au sein du groupe SICOM, Rs 200 000 comme président du Committee of Experts on Pensions et environ Rs 290 000 comme directeur à temps partiel de SBM Holdings.
Le volet SICOM est particulièrement détaillé. Il percevrait Rs 75 000 par mois comme Chairman de SICOM Ltd, Rs 32 400 comme Chairman de SICOM General Insurance Ltd, Rs 32 400 comme Chairman de SICOM Financial Services Ltd, Rs 32 400 comme Chairman de SICOM Global Fund Ltd, Rs 32 400 comme Chairman de SICOM Management Ltd, et Rs 22 000 comme directeur de SICOM Pooled Private Pension Funds.
À ces montants s’ajoutent les frais de comités. Le document mentionne Rs 15 000 par séance pour la présidence du Corporate Governance Committee, qui se réunit quatre à six fois par an ; Rs 15 000 par séance pour le Strategy and Investment Committee, également quatre à six fois par an ; Rs 10 000 par séance comme membre du HR Committee, qui se réunit dix à douze fois par an ; Rs 10 000 par séance pour le Risk Committee, quatre à six fois par an ; et Rs 15 000 par séance pour l’Investment Committee de SICOM Financial Services, quatre à six fois par an.
Reste maintenant à savoir quelle ligne adoptera le Premier ministre. Après avoir déjà infléchi sa position sur le means test en annonçant son gel, acceptera-t-il de céder une nouvelle fois à la pression, cette fois sur la nomination d’Ashok Prayag ? La pension a déjà forcé le gouvernement à reculer sur une réforme. Elle pourrait aussi pousser le Premier ministre à reculer sur une nomination.