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Le Grand Journal: le viol conjugal fait polémique

Nawaz Noorbux recevait, mardi, au micro de Radio Plus, Navin Taukoordass, Anushka Virahsawmy et Darmen Appadoo. Il était question des amendements apportés au Protection from Domestic Violence Act. [row custom_class=""][/row] [row custom_class=""][/row] Des flous existent dans la nouvelle loi, s’accordent à dire Anushka Virahsawmy, de Gender Links, et Darmen Appadoo, de SOS Papa. Ils citent notamment la partie qui concerne le marital rape (viol conjugal). Pour eux, il existe le risque d’un usage abusif de cette partie de la loi et un conjoint risque d’être confronté à de fausses allégations. Bien qu’ils reconnaissent qu’il y a des points positifs dans la nouvelle loi, car elle ne protège pas les femmes plus que les hommes mais traite tout le monde de la même manière, ils sont d’avis que la terminologie doit être claire concernant le viol conjugal. Ils considèrent que les paramètres pour éviter toute tentative d’abus concernant cette section de la loi doivent être bien définis afin que le conjoint qui fera de fausses allégations subisse les sanctions adéquates. Les explications du représentant du ministère de l’Égalité des genres, Navin Taukoordass, n’ont pas convaincu ces deux intervenants. Pour Anushka Virahsawmy et Darmen Appadoo, cette nouvelle loi n’a pas vraiment été débattue avant d’être présentée au Parlement ce mardi 7 juin pour être adoptée. Ils déplorent aussi un désintéressement du grand public.

15 fois plus de violence

Selon Anushka Virahsawmy, il y a un gros problème de violence domestique à résoudre. Elle soutient que pour les 1 626 cas de violence domestique rapportés, dont 1 452 cas qui concernent les femmes et 174 qui concernent les hommes, il y a de nombreux autres dont on ignore l’existence. Elle affirme aussi que selon les recherches que Gender Links a effectuées, il y a 15 fois plus de cas de violence que ce qui est rapporté au Family Support Bureau ; 11 fois plus de viols que ce qui est rapporté à la police et 61 fois plus de cas de violence sexuelle. Pour Navin Taukoordass, les amendements et les sanctions plus sévères que préconise la nouvelle loi devrait faire réfléchir ceux qui agressent leur conjoint, avec des amendes de Rs 50 000 à Rs 100 000 et une peine d’emprisonnement ne dépassant pas cinq ans. Selon lui, la nouvelle loi est assez dissuasive. Un avis que ne partagent pas Darmen Appadoo et Anushka Virahsawmy. « La répression ne va pas résoudre les problèmes » estime Darmen Appadoo. « Il faut aller à la source pour les résoudre et ne pas se contenter de proposer des solutions palliatives », soutient la représentante de Gender Links.
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