Actualités

Le Grand Journal - Arvin Boolell : «Une refonte  de notre Constitution est nécessaire»

Arvin Boolell a abordé plusieurs sujets le mardi 6 novembre 2018, dans la seconde partie du Grand Journal de Radio Plus. Le député du Parti travailliste a d’abord souligné l’importance de « revoir notre Constitution pour qu’elle réponde aux attentes de la société mauricienne ». Il estime qu’il est temps d’avoir une Constitution qui « éliminera les tabous et les discriminations ». 

Le député de la circonscription no 18 (Belle-Rose/Quatre-Bornes) a cité l’exemple du Kenya. « Après 50 ans d’indépendance, il est important de revoir notre Constitution. L’unité nationale est le tremplin du développement. La Constitution dans sa forme actuelle a fait ses preuves. Il faut analyser les manquements qu’il y a eu pendant ce demi-siècle », a-t-il expliqué. Il a souligné que la société devra être mieux représentée dans la nouvelle Constitution pour une meilleure évolution. 

Parlant de la proposition de réforme électorale faite par le gouvernement, Arvin Boolell a qualifié ce dernier de « faux jeton ». Le parlementaire est d’avis que le gouvernement ne veut pas d’une vraie réforme. « Nous avons proposé une bonne réforme dans son ensemble. Il ne faut pas oublier que Rezistans ek Alternativ a porté plainte devant la Cour suprême. Nous sommes sous le regard de la Commission des droits humains de l’ONU. Si demain il venait à y avoir une plainte devant le comité judiciaire du Conseil privé, ce serait bien grave. Il faut une meilleure réforme qui consolidera l’unité nationale », dit-il. 

Autre dossier abordé : la situation des petits planteurs. Réagissant en sa qualité d’ancien ministre de l’Agriculture, Arvin Boolell a soutenu que l’ancien gouvernement « avait accompli un énorme travail » pour sauver l’industrie cannière en regroupant tous les planteurs : « Il y avait une répartition juste et équitable. » 

Arvin Boolell a aussi fait mention du rapport du Joint Technical Committee et du fait que les planteurs avaient reçu beaucoup de facilités. « Aujourd’hui ils sont laissés pour compte. » Le député rouge réclame une table ronde avec des experts indépendants pour discuter du sort de la communauté des planteurs de canne. 

Commentant l’affaire Jamal Khashoggi, journaliste tué à Istanbul, Arvin Boolell a déclaré : « Nous devons être l’ami de tout le monde et l’ennemi de personne. »