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Le copilote du jet privé de Mamy Ravatomanga quitte le pays

Le co-pilote, Zuzie Raymond Hasiniavo a été autorisé à quitter le pays cette semaine.

Après le départ du pilote du jet privé, c’est le copilote, Zuzie Raymond Hasiniavo, qui a quitté le territoire mauricien. Le mardi 25 novembre, il a quitté le pays après avoir récupéré son passeport auprès des autorités mauriciennes.

Après l’examen de son téléphone cellulaire, rien d’incriminant n’a été retrouvé dans le contenu de l’appareil du copilote. Le bureau du directeur des poursuites publiques, qui collabore avec la police dans la progression de cette enquête, a ordonné la restitution de son passeport. Comme tout ordre de quitter le pays a été levé à son encontre par le Passport & Immigration Office dans l’après-midi de mardi, il a pris les airs. Le 18 novembre, le copilote avait juré un affidavit après que les autorités eurent détenu son passeport.

Le pilote Mija Ramantsoa du jet privé a aussi quitté le pays pour la France. Sept semaines après l’arrivée du jet privé à Plaisance, transportant Maminiaina (Mamy) Ravatomanga son épouse Ramy Nivo Haingonirina Rakotoniary, Louis Christian Ntsay — ancien Premier ministre de Madagascar —, Aina Fenosoa Ravatomanga et Ramy Mialy Tiana Ravatomanga, fils de Mamy Ravatomanga, l’enquête confiée à la Criminal Investigation Division de l’aéroport se poursuit et aucune sanction pénale n’a été prise jusqu’à présent.

Plan de vol

Les limiers qui collaborent avec le bureau du directeur des poursuites publiques approfondissent leur investigation pour faire la lumière sur les dessous de l’arrivée de ce jet appartenant à Mamy Ravatomanga via sa compagnie aérienne Trans Ocean Airways. À ce jour, les enquêteurs s’intéressent à l’absence d’un plan de vol décrivant l’itinéraire de cet appareil immatriculé 5R-HMR et communiqué aux services de la circulation aérienne.

Cet appareil avait quitté le hangar de TOA à l’aéroport d’Ivato, Antananarivo, à 22 h 19, le samedi 11 octobre. 

Les enquêteurs, qui collaborent avec les autorités malgaches, sont en présence d’éléments indiquant que le pilote a décollé sans avoir obtenu l’autorisation de la tour de contrôle de l’aéroport d’Ivato, à Tana. Et Plaisance n’était pas informé de la venue de ce jet dans l’espace aérien mauricien. Dans un premier temps, l’appareil a effectué plusieurs tentatives d’atterrissage à La Réunion, mais face au refus des autorités réunionnaises, il a pris la direction de Maurice. 

Avant le décollage de l’appareil d’Ivato, le pilote avait adressé une première demande d’autorisation d’atterrissage à Maurice dès 22 heures auprès du département de l’Aviation civile mauricienne. Toutefois, le service Aeronautical Information Service (AIS) n’avait pas donné son feu vert pour le vol, toute demande de ce type devant être formulée sept jours à l’avance selon la réglementation en vigueur. À 22 h 32, Jet Prime a soumis une seconde demande d’autorisation d’atterrissage au nom de TOA pour un décollage prévu à 23 h 30, qui a été refusée par Plaisance.

À 23 h 12, Jet Prime a renouvelé sa demande en faveur de la venue du jet privé pour un atterrissage prévu à 23 h 30. Entre-temps, l’appareil avait déjà décollé de l’aéroport d’Ivato à Antananarivo à 22 h 19. Faute des autorisations nécessaires, le Mauritius Air Traffic Control (ATC) a ordonné au pilote, à 23 h 31, de ne pas pénétrer dans l’espace aérien mauricien. Finalement, à 00 h 20, l’Acting Director de l’Aviation civile a autorisé l’atterrissage de l’appareil, qui s’est posé sur le tarmac de Plaisance à 00 h 44 après que le pilote a fait état que le réservoir de carburant disposait d’une autonomie de 3 h 20.

Lien DCA/Jet Prime

En plus de l’enquête du Central Criminal Investigation Department (CCID), la Financial Crime Commission (FCC) enquête aussi sur les dessous de l’arrivée de ce jet privé à Maurice. Elle veut établir s’il y a eu corruption impliquant le département de l’Aviation civile et Jet Prime.

La commission est en présence d’éléments montrant que l’accès au Jet Prime Lounge avait été réclamé dès 22 heures, bien avant que le jet privé n’obtienne le droit d’atterrir sur le tarmac de Plaisance.

 À l’aéroport de Plaisance, une « Welcoming Team » composée de Gilbert Noël, membre démissionnaire du conseil d’administration d’Airport Holdings Ltd et de Jet Prime Ltd, de Louis Raymond Daryl Rivet, directeur de compagnie et une connaissance du fils de Mamy Ravatomanga, d’Andry Patrick Rabetokotany et de Lovanirina Rabetokotany Ravatomanga, le gendre et la fille de Mamy Ravatomanga respectivement, était sur place pour accueillir les passagers du jet privé.

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