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Le calvaire d’une ex-Miss Sicile à Maurice

Steffi

Steffi, une ancienne Miss Sicile, de parents mauriciens, ne sait plus à quel saint se vouer. Elle redoute que son mari, qui est aussi son cousin, ne publie des photos compromettantes d’elle sur le Net. L’homme lui aurait aussi fait parvenir des menaces de mort.

Steffi avait déserté la maison familiale en Italie pour rejoindre l’homme qu’elle aimait à Maurice. Elle avait 20 ans et avait fait fi des conseils de sa mère, qui ne voyait pas cette idylle d’un bon oeil. Contrainte au mariage, la jeune femme, qui dit être devenue l’objet sexuel de son mari, a pu trouver les moyens pour rejoindre sa famille en Italie. Elle raconte le calvaire qu’elle aurait subi aux mains de son cousin.  

Steffi, 20 ans, élue Miss Sicile en 2016, n’a pu savourer son sacre comme toutes les reines de beauté. Son rêve s’est vite transformé en cauchemar après des vacances à Maurice.

Ses parents, d’origine mauricienne, sont en Italie depuis une trentaine d’années. Le 22 mai 2017, elle décide d’accompagner sa mère à Maurice pour découvrir le pays natal de ses parents et fait la connaissance de ses proches.« J’ai grandi sans connaître mes grands-parents. C’est pourquoi nous avons décidé de faire ce voyage », raconte-t-elle.

Harcèlement

Les vacances  débutent bien. Elle rencontre ses proches, dont Vincent, (prénom modifié), un de ses cousins. Elle tombe vite sous le charme de cet homme de 39 ans, mais les parents de Steffi ne voient pas cette relation d’un bon œil. La mère dit avoir tout fait pour mettre un frein à cette idylle.

Le 25 septembre 2017, il est temps de rentrer. Steffi et sa mère quittent Maurice. Mais trois jours après,  la jeune femme décide, à l’insu de ses parents, de revenir dans l’île auprès de son cousin. Elle va vivre avec lui à Curepipe. Très vite, elle découvrira la face cachée de sa tendre moitié. « Il est possessif, jaloux et violent. Il est accro aux stupéfiants. Il a confisqué mon passeport. Comme je n’avais personne d’autre à Maurice, je suis restée avec lui. »

Elle explique avoir été harcelée et forcée au mariage. « Cela a eu lieu le 27 décembre 2017. Je ne voulais pas me marier. J’avais 19 ans et je n’étais venue à Maurice pour chercher un mari. Je suis tombée amoureuse et j’ai fait une erreur de jeunesse. Il m’a demandé de l’accompagner au bureau de l’état civil de Curepipe. Ce n’est que là-bas que j’ai appris que j’allais me marier. J’ai refusé devant l’officier. Il nous a dit de bien réfléchir. Vincent m’a harcelée et par crainte, j’ai cédé. »

Au bout de 11 mois, elle a pu contacter sa mère. Steffi a échafaudé un plan pour rentrer en Italie. Elle allègue avoir été sexuellement abusée par son mari. « Il me traite comme son objet sexuel, me prend en photo sous la douche et au lit. Je devais assouvir ses pulsions sexuelles. »

De gros cachets

La jeune femme dit avoir planifié son départ en faisant croire à son mari qu’elle devait participer à des défilés de mode en Italie. Elle avait expliqué à son mari que cela allait rapporter de gros cachets qui allaient, par ricochet, lui permettre de faire des démarches pour qu’ils puissent tous deux vivre en Italie.

Le 15 mai 2018, elle quitte Maurice et retourne chez ses parents et leur raconte son calvaire. Steffi dit avoir attendu un mois pour annoncer à son mari sa décision de le quitter. Mais selon la jeune femme, il a mal digéré cette nouvelle. « Il me harcèle au téléphone, me menace et m’insulte. Il m’a dit qu’il a des contacts  au sein de la police et qu’il va les utiliser pour faire arrêter mes parents et moi. Il m’a envoyé une photo de moi qu’il avait prise, à mon insu, alors que j’étais sous la douche. J’ai peur qu’il ne balance cette photo sur Internet. Il a aussi envoyé une photo de moi à côté d’une bougie. C’est pour moi une menace de mort. »

Elle a déjà alerté Interpol en Italie et envisage d’entamer les procédures de divorce.

Sollicité, Vincent nie les allégations que sa jeune épouse porte contre lui. « Elle est jeune. Elle m’a quitté et j’ai cherché un arrangement pour qu’on en finisse une fois pour toutes avec cette affaire. »