Laura Jaymangal : « Les flux financiers illicites sont l’un des facteurs qui minent la démocratie à Maurice »
Par
Fabrice Laretif
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Fabrice Laretif
Transparency Mauritius a organisé, ce 16 mars, un atelier intitulé « Dévoiler les flux financiers illicites : renforcer la responsabilité des intermédiaires professionnels à Maurice ». La rencontre s’est tenue à Ocean’s Creek Beach Hotel, à Balaclava. L’événement a réuni des représentants des autorités de régulation, des organismes professionnels, du secteur privé, de la société civile et des partenaires internationaux.
Les participants ont échangé sur les risques émergents liés aux flux financiers illicites et sur les moyens de renforcer la responsabilité des intermédiaires professionnels dans leur prévention. L’atelier visait également à encourager la collaboration entre institutions et acteurs économiques face à ces enjeux.
Lovania Pertab, directrice de la Financial Intelligence Unit (FIU), a rappelé que l’organisme reçoit les déclarations de transactions suspectes soumises notamment par des banques, des management companies ou encore des bijouteries. « C’est leur devoir de les signaler à la FIU. Nous n’enquêtons pas. Nous collectons les données, effectuons des analyses et produisons des rapports d’intelligence que nous transmettons à la police, à la Mauritius Revenue Authority (MRA) ou à la Financial Services Commission (FSC) », a-t-elle expliqué.
Pour Laura Jaymangal, Acting CEO de Transparency Mauritius, cette initiative s’inscrit dans le mandat de l’organisation visant à lutter contre la corruption et à promouvoir la démocratie. Deux recherches ont été présentées afin d’examiner l’impact des flux financiers illicites sur l’économie et le marché mauriciens. Des discussions avec la FIU, la FSC et la Financial Crimes Commission ont également porté sur les réponses possibles.