Mise à jour: 22 janvier 2026 à 16:14

Langue des signes mauriciens : le judiciaire élargit son pool d’interprètes

Par Defimedia.info
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Langue des signes mauriciens 220126

Le judiciaire renforce son dispositif d’interprétariat en Cour. La Master and Registrar, Wendy Rangan, a émis un communiqué ce janvier, annonçant l’intention de la magistrature de recruter, sur une base ad hoc, des interprètes maîtrisant plusieurs langues étrangères, dont la langue des signes mauricienne.

Outre l’arabe, le bangladais, l’allemand, le hindi, l’italien, le népalais, le portugais, le punjabi, l’espagnol, le taïwanais, le thaï et le turc, le judiciaire fait également appel à des interprètes capables d’assurer la traduction en Mauritian Sign Language, dans les deux sens, vers et depuis l’anglais et le français.

Ces services seront sollicités lors des audiences devant la Cour suprême, la Cour intermédiaire, la Cour industrielle, la Cour pour enfants ainsi que l’ensemble des tribunaux de district à travers le pays.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des mesures déjà mises en place afin de garantir le respect des droits constitutionnels des justiciables, notamment ceux des victimes ou accusés souffrant de handicaps auditifs ou oraux, ou ne maîtrisant pas les langues de travail des tribunaux. Une source interne rappelle que la publication de ces appels fait suite aux demandes formulées par des magistrats et des juges, soucieux d’assurer le bon déroulement des procédures judiciaires.

«Avant qu’un procès ne démarre en Cour, la magistrature veut assurer que les procédures et les droits constitutionnels des accusés soient respectés. D’où la raison de solliciter un interprète pour traduire fidèlement le procès-verbal», explique un haut cadre de la justice.

À ce jour, la Cour suprême compte déjà une centaine d’interprètes couvrant une trentaine de langues. Les personnes intéressées par cet appel à candidatures sont invitées à contacter le bureau de la Cour suprême pour obtenir de plus amples informations.

Nafiisah Peerbaye

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