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Lancement du livre de Sooshila Roopchand : invitation à un voyage de plus d’un demi-siècle

Sooshila Roopchand Dans cet ouvrage, l’auteure nous invite à entreprendre un voyage dans le temps.

Le samedi 19 janvier 2019 fut le jour du lancement du premier livre de Sooshila Roopchand, enseignante de français au collège Soondur Munrakhun. Le livre est intitulé « Et j’entends siffler le train »,  titre évocateur d’une chanson qui nous ramène dans les années 1962. Ainsi, l’auteure nous invite à voyager dans le temps.

L’écriture ouvre des possibilités dont celle d’écouter son cœur, son âme, de libérer ses pensées, ses inspirations et ainsi pouvoir les mettre sur papier. Écrire, c’est créer sa vie, son œuvre.

Dans cet ouvrage, l’auteure nous invite à entreprendre un voyage dans le temps.

C’est un livre qui nous interpelle par ses récits fictifs et biographiques et dans lequel l’auteure met en scène des personnages typiques de par leurs façons de s’habiller, leurs langages et leur univers différent. Tantôt nous voyageons en Inde sur le chemin de fer de Chembur, une banlieue située à 15 kilomètres de Mumbai. À la gare ferroviaire, nous allons à la rencontre du chef de gare, Monsieur Tiwari, dont le fils a été victime de bizutage. Dans ce récit, l’auteure nous invite à comprendre ce rite d’initiation et d’humiliation dans les écoles, qui existe toujours malgré son interdiction par la loi.

Tantôt nous nous retrouvons au Mozambique, île natale de Mocumbi. Nous entamons avec ce dernier un voyage pénible dans les années 1802. Mocumbi avait onze ans lorsqu’il débarqua à Maurice avec ses parents comme esclaves. L’auteure nous rappelle une partie de l’histoire de notre pays. Cette période où les esclaves étaient roués de coups de fouet par leurs maîtres. Pour échapper à cette triste destinée, ils se jetaient du haut de la montagne de Morne Brabant qui est aujourd’hui un symbole de la souffrance des esclaves et de leur lutte pour la liberté. 

La vie d’antan à maurice

Ce train de souvenirs nous ramène chez nous à l’île Maurice, à Les Mariannes, petit village agricole où la nature est sereine. Au cœur de ce cadre splendide, au milieu des champs de cannes, a grandi Narainduth Chumun, père de l’auteure. Ici, l’écrivaine évoque les reflets de la vie d’autrefois où les enfants étudiaient « à la lueur d’une lampe à pétrole et sur une caisse en bois faisant office de table ». Une époque où l’on parcourait à pied le trajet pour l’école, mais où les enfants avaient la volonté et la détermination de sortir de cette vie modeste. Une vie simple avec des parties de pêche qui faisaient la joie des enfants, tout en étant une aide pour la famille.

Ce livre nous fait revivre, nous les adultes, notre passé, avec beaucoup de nostalgie : les couleurs, les odeurs et les jeux de notre enfance,  ces  choses qui ont constitué notre passion et en même temps  donné  aux jeunes d’aujourd’hui  le moyen de découvrir d’autres univers. L’auteure nous transmet ce qu’elle a reçu comme connaissance et partage avec nous la relation qu’elle a vécue avec les personnes de son entourage.

Merci Sooshila pour ce voyage agréable Noela Vurden (Ton Prof de français)