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La technologie au service de la sécurité maritime

mase Initialement, il était question de lutte contre la piraterie, désormais d’autres crimes liés à la mer sont inclus.

La sécurité maritime est une  condition sine qua non pour favoriser l’émergence de l’économie bleue. C’est dans ce contexte que la Commission de l’océan Indien (COI), grâce à un financement de l’Union européenne, a mis en place le projet Maritime Security (MASE). Répondant à l’appel d’offres de la COI, la firme Leal Communications & Informatics Ltd a décroché le contrat pour offrir des solutions de détection et de surveillance de cette partie de l’océan Indien.

La première méthode de localiser les bateaux est la mise en œuvre du Vessel Monitoring System installé dans quatre postes de la National Coast Guard (NCG). Chaque vaisseau est tenu à émettre sa position à tout moment. C’est à partir de ce signal que les autorités peuvent détecter leur présence. Les données sont transmises au ministère de la Pêche à Albion.

Ce ministère reçoit les informations de base de Madagascar, de La Réunion, des Seychelles et des Comores. C’est ainsi que les autorités peuvent suivre la trajectoire de différents navires qui s’aventurent dans des zones de pêche reglementées. Toutes les données sont transmises à des serveurs de la COI à Ébène.

Un autre système encore plus pointu est mis en œuvre, l’Automatic Identification System (AIS). Il s’agit d’un réseau de satellites évoluant à basse altitude qui peut repérer des embarcations de plus de sept mètres et ceux dépassant 300 tonnes. Cette opération permet aussi la production d’une carte détaillée des zones territoriales et économiques de Maurice et des autres îles participantes. Donc, les bateaux circulant sous la surveillance des satellites peuvent connaître l’identité des autres navires qui circulent autour d’eux. Les données AIS sont conservées dans des puissants serveurs basés dans la Grande Île et sont également partagées avec des pays d’Afrique de l’Est. 

Les deux méthodes permettent non seulement de déceler de cas suspects mais aussi d’aider à la recherche de bateaux en perdition. Si au départ, l’objectif de MASE est de lutter contre la piraterie et pour la promotion de la sécurité maritime, il est appelé à être utilisé contre le trafic de drogue entre les îles, notamment l’axe Maurice/Madagascar. Alors qu’il est de plus en plus question de l’économie océanique, la voie maritime reste en effet le lieu privilégié pour toutes sortes de crimes, trafics et menaces. C’est ainsi que les pays de la région ont signé une convention pour combattre les crimes et menaces liés au trafic maritime.

D’ailleurs, l’Union européenne, premier partenaire au développement de la région et bailleur de fonds du programme MASE, continue à soutenir les États de l’océan Indien occidental à travers une enveloppe supplémentaire de € 5 millions (environ Rs 200 millions). Ces fonds servent en appui à la mise en opération des centres régionaux de fusion d’informations maritimes à Madagascar et de coordination des opérations en mer aux Seychelles.

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