La STC durcit les règles pour l’importation du Long Grain White Rice
Par
Fernando Thomas
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Fernando Thomas
En vue de l’approvisionnement de 8 000 tonnes de Long Grain White Rice de septembre à décembre 2026, la STC durcit le ton. L’organisme impose aux fournisseurs des prix fixes, des garanties financières strictes et un contrôle de qualité rigoureux, protégeant ainsi les consommateurs mauriciens et les intérêts de l’État.
La State Trading Corporation (STC) lance un appel d’offres international pour l’acquisition de 8 000 tonnes de Long Grain White Rice destinées au marché mauricien. Afin de protéger les intérêts de l’État et de s’assurer du respect des engagements contractuels, l’entreprise retenue devra notamment fournir, avant l’expédition du premier lot de riz, une garantie de bonne exécution (Performance Security). Cette garantie restera valable jusqu’à soixante jours après l’expiration du contrat.
En parallèle, une somme représentant 5 % de la valeur totale du contrat sera retenue jusqu’à la réception de cette garantie.
À défaut, ce montant demeurera bloqué jusqu’à soixante jours après la fin du contrat. Dans cette éventualité, le fournisseur devra donner les instructions nécessaires à sa banque, ainsi qu’à celle de la STC, afin que les documents originaux d’expédition puissent être remis à l’organisme mauricien.
Ces dispositions visent à réduire les risques liés à l’exécution des contrats et à assurer que les livraisons soient effectuées conformément aux engagements pris.
Contrairement à certains appels d’offres attribués à un seul opérateur, la STC se réserve cette fois le droit de répartir le contrat entre plusieurs fournisseurs.
Chaque entreprise sélectionnée pourra obtenir un volume minimum de 1 000 tonnes métriques, avec une marge de variation de plus ou moins 25 %. La quantité attribuée dépendra notamment de l’évaluation des risques liés aux différentes sources d’approvisionnement.
La STC pourra également répartir le marché selon les différents formats de conditionnement proposés par les fournisseurs. Cette flexibilité permettra de diversifier les sources d’approvisionnement et de limiter les risques en cas de perturbation sur un marché donné.
L’organisme indique qu’il pourra, à tout moment avant l’attribution du marché, accepter ou rejeter une offre, voire annuler entièrement la procédure d’appel d’offres sans avoir à verser une compensation aux soumissionnaires.
De plus, les entreprises ayant enregistré des performances jugées insuffisantes lors de précédents contrats publics ou n’ayant pas respecté leurs obligations contractuelles pourront être exclues du processus de sélection.
Les fournisseurs devront proposer un prix fixe qui restera valable durant toute la période d’exécution du contrat. Aucune révision tarifaire ne sera acceptée, quelles que soient les fluctuations du marché international ou les variations des coûts de production et de transport.
Le prix proposé devra inclure l’ensemble des frais liés à la marchandise jusqu’à son chargement à bord du navire. Ce qui comprend notamment les taxes, droits, frais administratifs, ainsi que toutes les formalités exigées dans le pays exportateur.
Cette exigence permet à la STC de mieux maîtriser ses coûts d’acquisition et d’éviter toute hausse imprévue susceptible d’avoir un impact sur le prix de vente du riz sur le marché local.
Tous les soumissionnaires devront obligatoirement préciser le pays d’origine du riz proposé. Cette information permettra à la STC d’assurer une meilleure traçabilité des produits importés.
En outre, chaque candidat devra fournir gratuitement un échantillon d’au moins un kilogramme de riz avant la date limite de dépôt des offres. Cet échantillon devra être réparti dans deux sachets transparents de 500 g chacun, scellés par un laboratoire et accompagnés des informations relatives au fournisseur, à la variété du riz, au pays d’origine, ainsi qu’au certificat d’analyse correspondant.
Avant toute attribution de contrat, ces échantillons seront analysés par un laboratoire indépendant et accrédité à Maurice. Les prélèvements et analyses seront réalisés conformément aux normes internationales ISO, afin de vérifier que le produit respecte les spécifications techniques exigées.
Cette étape constitue un filtre essentiel pour garantir que le riz destiné aux consommateurs mauriciens répond aux standards de qualité et de sécurité alimentaire.
Si le fournisseur est déclaré en faillite ou devient insolvable, la STC pourra résilier le contrat de manière unilatérale, sans qu’aucune compensation ne soit due au fournisseur concerné.
Cette résiliation n’empêchera toutefois pas la STC d’exercer tous les recours prévus par la loi afin de protéger ses intérêts ou de réclamer des dommages, si un préjudice a été subi. À travers cet appel d’offres, la State Trading Corporation réaffirme sa volonté de sécuriser les importations de riz, un aliment de base largement consommé par les ménages mauriciens.