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La société mauricienne vue par des lauréats

La liste des 45 lauréats du Higher School Certificate (HSC) a été proclamée vendredi. Certains d'entre eux parlent de la société mauricienne.

Leckraj Sharma Hurbhookun : «Des barrières freinent le progrès»

Leckraj Sharma Hurbhookun

Il a marqué l’histoire du Piton State College en devenant le premier lauréat de cet établissement qui a 16 ans d’existence. Leckraj Sharma Hurbhookun respire l’humilité et l’intelligence. Il est à l’aise avec tous les sujets évoqués avec lui. à 18 ans, il a des idées plein la tête. Quel regard jette-t-il sur la société mauricienne ? à cette question, il est d’avis que « Maurice progresse ». Il croit d’ailleurs fortement que le pays peut se frayer un chemin pour être dans une meilleure position sur plusieurs plans dont, l’économie. Toutefois, il ajoute que « des barrières freinent ce progrès. Des obstacles naturels, mais aussi ceux créés par les gens : drogue et violence domestique... » Avant que ces problèmes ne prennent encore plus d’ampleur, il faudra prendre le taureau par les cornes, juge cet habitant de Roche-Bois. 

Anoushka Bucktowar : «C’est triste de voir nos jeunes sombrer dans la drogue»

Anoushka Bucktowar

Lauréate du collège Queen Elizabeth dans la filière scientifique, Rabiah Bahemia, estime que les Mauriciens sont très solidaires. « Nous vivons dans un petit pays, où des personnes de plusieurs cultures vivent ensemble. Lors des difficultés, il y a une incroyable solidarité », fait-elle remarquer.

Un aspect positif qu’elle constate est l’accès aux facilités. « Maurice est l’un des pays où nous avons des facilités gratuites : santé, transport, éducation. La gratuité des universités permettra davantage de jeunes de compléter leurs études », ajoute cette habitante de Vacoas. 

Par ailleurs, la jeune fille déplore que la drogue soit en train de détruire la jeunesse mauricienne. « C’est triste de voir nos jeunes souffrir de la drogue. Nous avons eu plusieurs cas où les jeunes ont dû être hospitalisés à cause de la drogue. C’est néfaste pour notre société », lance-t-elle. 

Loveni Hanumunthadu : «Notre force est l’harmonie et la paix»

Loveni Hanumunthadu

La force de Maurice est l’harmonie et la paix qui règnent au sein de la communauté mauricienne, souligne Loveni Hanumunthadu, lauréate dans la scientifique au Queen Elizabeth College. « Nous avons une culture où nous vivons en paix ensemble. C’est une force et une grande positivité pour notre petite île », renchérit-elle. Malheureusement, selon notre interlocutrice, notre petite île est rongée par la corruption. Elle espère, dans un proche avenir, que la corruption puisse être combattue. 

Bibi Naila Sooreefan : «La nation mauricienne caractérisée par le dur labeur»

Bibi Naila Sooreefan

Naila Sooreefan, lauréate dans la filière scientifique, fait ressortir que la nation mauricienne est caractérisée par le dur labeur. « Nos ancêtres ont fait beaucoup d’efforts. Ils nous ont montré que la clé de la réussite réside dans le dur labeur. C’est une valeur très importante pour notre société. La solidarité est un autre aspect positif », rappelle cette étudiante du Queen Elizabeth College. Cependant, elle estime qu’il y a des fléaux dans la société mauricienne. « Malheureusement, nos jeunes tombent facilement dans le fléau de la drogue. Cela entraîne des difficultés et de la négativité. »

Soodarshan Gajadhur : «Il faut se méfier de l’endettement»

Soodarshan Gajadhur

« Je pense que la société mauricienne est en plein développement. D’un point de vue global, nous avançons. Cependant, il faut se méfier de l’endettement. J’espère qu’avec les développements tel que le métro, la dette nationale n’augmentera pas pour enfoncer le pays dans un gouffre », estime Soodarshan Gajadhur, lauréat du Sookdeo Bissoondoyal State College.

Jowree Terry Jean Dimitri : «La société mauricienne grandit assez rapidement»

Jowree Terry Jean Dimitri 

« La société mauricienne est une société qui grandit assez rapidement malgré les points négatifs. Je pense qu’il y a de l’espoir pour tout un chacun. Je pense qu’un jour, chacun pourra trouver sa place au sein de notre société », fait ressortir Jowree Terry Jean Dimitri, lauréat du collège Saint-Esprit.