À la MCIT, mercredi : Beltrami Bolzano Kemayou avoue le meurtre de Sivanee Saminaden
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Le Défi Quotidien
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Après avoir admis son implication dans le meurtre de son épouse lors de son interrogatoire, Kemayou Beltrami sera traduit devant le tribunal ce jeudi. Il fait également l’objet de poursuites pour l’agression sauvage d’une automobiliste.
Beltrami Bolzano Kemayou, présumé auteur du meurtre de Sivanee Saminaden, a quitté l’hôpital dans la journée du mercredi 7 janvier. Placé en état d’arrestation depuis le dimanche 4 janvier, il a été conduit au bureau de la Major Crime Investigation Team (MCIT) pour les besoins de l’enquête. Ce jeudi 8 janvier, il devrait comparaître devant le tribunal de Mapou pour sa mise en accusation pour le meurtre de son épouse, Sivanee Saminaden, ainsi que pour une affaire distincte d’agression sur une conductrice, au cours de laquelle le ressortissant camerounais l’aurait violemment mordue au visage.
Cette dernière est depuis hospitalisée dans une clinique privée et devrait subir plusieurs interventions chirurgicales. Les faits se sont produits dans la nuit du samedi au dimanche 4 janvier.
Mercredi après-midi, après un passage au bureau de la MCIT, sous forte escorte de la Special Supporting Unit (SSU), Beltrami Bolzano Kemayou a reconnu être l’auteur du meurtre de Sivanee Saminaden. « Je l’ai tuée », a-t-il déclaré face aux enquêteurs de la MCIT. Il n’a toutefois fourni aucun détail concernant le mobile et les circonstances du drame.
À l’issue de cet interrogatoire, le Camerounais a été conduit au Piton Detention Centre, où il a passé sa première nuit en cellule. Lors de son transfert, Beltrami Bolzano Kemayou a demandé aux policiers de lui retirer les menottes, affirmant qu’elles l’importunaient. Les policiers ont refusé, invoquant les normes de sécurité, et lui ont expliqué que tout déplacement hors de sa cellule se ferait sous menottage.
Me Nawaz Dookhee, avocat de Beltrami Bolzano Kemayou, affirme que son client n’est pas dans un état lui permettant de fournir des informations cohérentes sur l’affaire. Son interrogatoire n’avait pas encore débuté, a-t-il précisé le mercredi 7 janvier, ajoutant qu’il se réserve le droit de faire d’autres déclarations ultérieurement.
Lors d’une intervention au domicile du suspect dimanche, les policiers, n’obtenant aucune réponse, ont craint le pire. En pénétrant à l’intérieur, ils ont découvert le corps de son épouse, Sivanee, gisant au sol, inerte et baignant dans le sang. Des pleurs de bébé, entendus à l’extérieur de la maison, ont conduit à la découverte de l’enfant du couple, qui avait été abandonné dans un baril sur un terrain adjacent au domicile.
Aux petites heures du dimanche 4 janvier, Beltrami Bolzano Kemayou a été intercepté par des membres du public, alors qu’il s’apprêtait à s’en prendre à un adolescent, avant d’être remis à la police. Depuis son arrestation, alors qu’il présentait des blessures et se trouvait dans un état second, Beltrami Bolzano Kemayou avait été admis à l’hôpital SSRN, où il était placé sous surveillance.
Lundi, il aurait attaqué des policiers sentinelles et injurié des patients présents dans la salle. Il aurait lancé un drap aspergé d’urine sur les policiers. Dans la foulée, il se serait approché d’un patient, menaçant de s’en prendre à lui, avant de tenter de prendre la fuite. Il a été maîtrisé par des limiers venus en renfort. Beltrami Bolzano Kemayou fera également l’objet d’une enquête distincte pour agression sur un policier, à la suite d’une plainte déposée par un sergent de police.
L’arrestation de Beltrami Bolzano Kemayou a profondément choqué son entourage. Joint depuis Yaoundé, Dayotah Endali, ami d’enfance du suspect, raconte sa stupéfaction : « Je n’en reviens pas… Bolzano a toujours été quelqu’un de posé et calme. » Il dit avoir appris les faits tragiques via les réseaux sociaux. « Je refuse de croire que mon ami d’enfance ait pu commettre de tels actes », ajoute-t-il.
Dayotah Endali précise qu’il n’avait plus de nouvelles de Beltrami Bolzano Kemayou depuis environ un an, ce qui rend la révélation d’autant plus difficile à accepter.