La MCB Employees Association évoque la suspension controversée dans sa newsletter

Par Le Défi Plus
Publié le: 21 février 2026 à 11:03
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« Au-delà d’un cas individuel, c’est le cadre qui protège chaque employé qui est en jeu. Les récents développements autour d’une procédure disciplinaire impliquant une employée de la banque ont suscité une vague de réactions et d’interrogations légitimes, tant parmi les employés que dans le public, cette affaire ayant désormais pris une dimension hautement médiatisée ». 

C’est en ces termes que la MCB Employees Association commente la suspension de Deepshika Gowreesunker dans sa newsletter publiée cette semaine. Celle-ci est intitulée « Procédure disciplinaire : une affaire médiatisée qui pose une question essentielle pour tous les employés ». 

« Au-delà des circonstances propres à cette affaire, cette situation rappelle une réalité essentielle : une procédure disciplinaire n’est jamais un simple processus administratif. Elle peut avoir des conséquences profondes sur une carrière, une réputation, et un équilibre de vie. C’est précisément dans ces moments que l’existence de garanties claires et d’un cadre formalisé prend toute son importance », fait ressortir le syndicat. 

Dans ce contexte, ajoute-t-il, la MCB Employees Association a assumé pleinement sa responsabilité en accompagnant la collègue concernée tout au long du processus, afin de veiller à ce que ses droits et ses intérêts soient dûment pris en considération. « Cet accompagnement s’inscrit dans la mission essentielle du syndicat : assister et soutenir les employés confrontés à des procédures disciplinaires, en particulier dans un contexte où le cadre procédural formalisé demeure en attente de finalisation. L’affaire est désormais soumise à l’Employment Relations Tribunal, qui aura la responsabilité d’examiner les faits et de statuer en toute indépendance », indique la MCB Employees Association.  

Et de conclure : « Sans préjuger de l’issue de cette affaire, cette situation soulève une question plus large, qui concerne chaque employé : quelles sont les garanties qui encadrent les procédures disciplinaires, et dans quelle mesure ces garanties sont-elles clairement établies et formalisées ? Dans ce contexte, il est essentiel que toute situation soulevant des interrogations fasse l’objet d’un examen approprié, conduit dans le respect des principes d’indépendance, d’impartialité et de neutralité qui doivent guider tout processus institutionnel. Il est fondamental que toute situation soulevant des interrogations légitimes fasse l’objet d’un examen indépendant, rigoureux et conduit avec la neutralité et l’impartialité que les employés sont en droit d’attendre de toute institution responsable ».


Ashvin Deena dément tout échange avec Sithanen et réclame une enquête 

Après Rama Sithanen qui a nié toute implication dans la suspension de Deepshika Gowreesunker, c’est au tour d’Ashvin Deena, Global Head of Coverage à MCB Ltd, de rejeter les allégations. Il affirme « n’avoir jamais reçu, ni envoyé de message WhatsApp à Rama Sithanen concernant Deepshika Gowreesunker, ni eu la moindre communication verbale ou écrite avec lui à ce sujet ». Il a donné une déclaration au Central CID le mercredi 18 février à cet effet et réclame l’ouverture d’une enquête.

« Le 4 février 2026, le Group CEO de la MCB, Ng Tseung, m’a informé de l’existence alléguée de captures d’écran d’échanges WhatsApp entre Rama Sithanen et moi-même concernant la suspension de Deepshika Gowreesunker », a-t-il indiqué au CCID. L’affaire a été rendue publique le 16 février. 

Il a précisé qu’il n’est « en aucune manière intervenu dans la procédure disciplinaire engagée par la MCB contre Mme Gowreesunker, ni influencé quiconque dans ce cadre ». Il a aussi ajouté : « Cette situation a causé et continue de causer un grave préjudice à ma réputation, à mon honneur et à mon intégrité, tant dans ma vie professionnelle que personnelle. Elle a également provoqué une grande détresse aux membres de ma famille ».

Ashvin Deena demande donc à la police de « mener une enquête » et se dit prêt à mettre à la disposition de la police ou de toute autorité compétente « son téléphone portable ainsi que son profil Facebook via l’application installée sur son téléphone, pour vérification ». Il accepte également la consultation de son journal de conversations WhatsApp.
 

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