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À la Mauritius Post Ltd : les frasques d’un employé dit intouchable

Un employé de la Mauritius Post Ltd a été dénoncé à la Commission anti-corruption par ses paires. Ces derniers s’étonnent qu’il soit toujours en poste, malgré les nombreux cas d’agression rapportés contre lui. Ils disent travailler dans la peur.

À la place des lettres et des colis, ce sont des coups, insultes et menaces que distribue cet employé de la Mauritius Post Ltd. En sus d’avoir recours aux harcèlements et à l’utilisation d’un langage vulgaire, ce dernier cumule dans son dossier plus d’une vingtaine de cas d’indiscipline.

La dernière victime en date : un professionnel de communication. L’affaire remonte au mois dernier, soit le 1er août, lorsque ce dernier s’est fait agressé par cet employé de la poste. Deux jours après, le professionnel de communication a consigné une déposition au poste de police.

Ordinairement, c’est à ses collègues que cet employé de la poste a l’habitude de s’en prendre, comme en témoigne un relevé de ses « frasques », envoyé à la Commission anticorruption. Ses collègues se disent étonnés comment cet employé parvienne toujours à s’en sortir de ces accusations.

Outre les plaintes à son encontre, il cumule aussi les comités disciplinaires. Comme en 2004, lorsqu’il a menacé un Senior Postal Executive. Il avait alors écopé d’un ‘severe reprimand’. Trois ans plus tard, soit en 2007, il verra son ‘increment’ reporté après qu’une de ses collègues ait rapporté qu’il avait proféré des insultes à son égard. En 2016, il écopa d’un ‘severe warning’ pour avoir menacé de s’en prendre à un Senior Postal Executive.

Ses collègues disent travailler dans la peur. Ils sont unanimes à dénoncer ses démêlés avec la justice : « En pas moins de trois reprises, des poursuites auraient été recommandées contre lui. En janvier 2009, il était arrêté pour ‘assaulting police causing effusion of blood’. En juin 2012, il a été condamné à payer une amende de Rs 2 000 suivant l’agression en 2009 sur un Postal Executive. En 2014, il est condamné à payer Rs 8 000. »

Sollicité, Jayraj Ittoo, le Business Development Manager de la Mauritius Post Ltd, indique avoir appris que le professionnel de communication a référé le cas à la police. « D’ailleurs, nous avons déjà remis les images des caméras à la police. L’affaire se poursuivra désormais en Cour. En interne, banla pe dir inn tann tapaz. Quant à l’officier concerné, nous avons pris un ‘statement’ avec lui. Il a déclaré qu’il n’avait rien à dire », indique Jayraj Ittoo.

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