Politique

La majorité fustige Navin Ramgoolam et Shakeel Mohamed

Nando Bodha et Eddy Boissézon ont animé la conférence de presse hebdomadaire de l’alliance gouvernementale samedi.

Nando Bodha et Eddy Boissézon ont animé la conférence de presse du gouvernement le samedi 6 juillet. Les deux secrétaires généraux de l’alliance gouvernementale ont abordé plusieurs sujets, dont le Financing of Political Party Bill et le Business Facilitation Miscellaneous Bill. Les propos de Navin Ramgoolam et les agissements de Shakeel Mohamed ont aussi été commentés.  

« Shakeel Mohamed doit se ressaisir »

Eddy Boissézon a déclaré que le chef de file du Parti travailliste (PTr) à l’Assemblée nationale était absent de la séance parlementaire de mardi. Ce qui a déplu aux membres du gouvernement qui qualifient cet acte du député d’un manque de respect envers la Speaker. « C’est un député avec un certain nombre d’années d’expérience. Shakeel Mohamed doit se ressaisir », a souligné Eddy Boissézon. Le ministre a critiqué le comportement du député. « Il arrive en retard. Il interrompt les débats lorsqu’il veut. Son attitude ne fait pas honneur au Parlement », soutient-il.

« Navin Ramgoolam ne changera jamais »

Eddy Boissézon est revenu sur le discours tenu par Navin Ramgoolam à un congrès à Bain-des-Dames la semaine dernière. Il a affirmé que le PTr plagie le slogan du Mouvement socialiste militant (MSM) des années 80 « Mille fois Jugnauth » en le réadaptant pour dire « Mille fois Parti travailliste ». Eddy Boissézon fustige le leader rouge. « Navin Ramgoolam ne changera jamais, bien qu’il le dise à chaque rassemblement. Il ne peut pas dire : ‘Mille fois Navin Ramgoolam’. Il sait pourquoi. » 

Le ministre de la Fonction publique revient sur les promesses de Navin Ramgoolam concernant le football. Il a rappelé que c’est le PTr qui voulait réintroduire le football communal en 2013. La mention avait été faite lors d’une allocution de Navin Ramgoolam au Parlement. 

Parlant de la réforme éducative, il a indiqué que « depuis 1995, Navin Ramgoolam promet une réforme. Et les gouvernements PTr successifs n’ont pas pu apporter de réforme… que ce soit Kadress Pillay ou Dharam Gokhool ».

Quant au ministre des Infrastructures publiques et des Affaires étrangères Nando Bodha, il a annoncé que les débats se poursuivront la semaine prochaine sur le Finance Bill et le Business Facilitation Miscellaneous Bill. Ces Bills donneront force de loi aux mesures budgétaires. D’ailleurs, les députés mènent une campagne pour expliquer les mesures au public. Pour pousser plus loin cette campagne, le gouvernement émettra un supplément du budget. 

La réforme électorale n’est pas mise au placard. Bien que les débats sur la représentativité des femmes à l’Assemblée nationale aient été ajournés, d’autres composantes de la réforme viendront. La loi sur le financement des partis viendra bientôt. « Nous venons avec le projet de loi et j’espère qu’il y aura un consensus », a dit Nando Bodha. 

Drogue

« Douce ou pas, il n’y a pas de flexibilité sur une chose illégale. » Eddy Boissézon met en garde les Mauriciens, faisant allusion à l’épisode Kaya de 1999. « Avec la campagne électorale, il y aura des incitations envers cette propagande de flexibilité. La drogue n’est pas arrivée avec ce gouvernement. C’est faux de venir dire cela. La base du réseau des trafiquants date de l’époque du gouvernement PTr-PMSD. »

Chagos

Le gouvernement ne recule pas. Il parfait même sa stratégie. Nando Bodha est revenu sur la célébration du 4 juillet par l’ambassade des États-Unis et la déclaration de l’ambassadeur sur le dossier Chagos. Le ministre a précisé qu’il n’y a pas eu de mention des Chagos dans le discours officiel du diplomate. Ce dernier, plus précisément, fait mention du litige dans un commentaire à la presse. « Nous poursuivrons notre combat et nous travaillons à plusieurs niveaux sur le dossier Chagos. » 

Métro

Ni retard ni coût additionnel. C’est ce qu’a confirmé le ministre des Infrastructures publiques. Il s’agit du plus grand projet du pays, a-t-il ajouté. Le contractuel respecte les principes, assure le ministre. Les délais sont respectés en ce qui concerne des travaux et des livraisons. Aucun coût additionnel n’a été réclamé. Nando Bodha a confié que 80 % du projet est déjà complété. Il a expliqué que l’installation des structures se termine vers fin juillet. 

Ensuite, les systèmes électrique, électronique et informatique seront installés. Vers la mi-août, les systèmes seront synchronisés et d’autres trains arriveront fin août. Le soft launch aura lieu en septembre. D’ailleurs, le gouvernement travaille sur les feeders et la firme chinoise Elis a été choisie pour mettre en place le système de ticket électronique. 

Financement politique

Pour le secrétaire général du Muvman Liberater, le Political Financing Bill vise à instaurer plus de transparence dans le processus électoral et conférera plus de pouvoir à l’Electoral Supervisory Commission. « Le but de cette loi est de donner les mêmes chances aux candidats. » 

Eddy Boissézon a rappelé que la loi viendra avec des règlements concernant les « bases ». Il a expliqué que la réglementation de cet aspect de la campagne vise à lutter contre le trafic d’influence. « Quand le Premier ministre avait présenté le projet de loi au public, la majorité des membres n’étaient pas d’accord que l’État finance les partis. Certains partis prendront pour prétexte le financement par l’État pour ne pas voter la loi… Leurs membres diront : ‘occasion ratée’. » 

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