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La forteresse des Ghurboo à Résidences Barkly impressionne

Une richesse inestimable. La stupéfiante fortune des Ghurboo dans la cité ouvrière de Barkly a laissé les policiers bouche bée. Qualifié de château par les habitants de la localité, ce « palais » comprend un ascenseur, une piscine, des équipements hi-tech et des meubles en teck. Qui sont donc ces Ghurboo qui ont souvent connu des démêlés avec la brigade anti-drogue ?

S'étendant sur plusieurs perches, la maison des Ghurboo ne laisse personne insensible. Loin des regards indiscrets, elle comprend deux étages et est construite au beau milieu d’un terrain boisé dans la région de Résidences Barkly, à Beau-Bassin. Cette somptueuse demeure, qualifiée de véritable forteresse par les différentes unités de police, ayant participé à la descente de l’Anti Drug and Smuggling Unit (Adsu), le mercredi 29 août, a été plus révélatrice que prévu. Les policiers l’ont même comparée aux « haciendas de Pablo Escobar ».

Ghurboo

La maison est en trois parties  et est évaluée à plusieurs millions de roupies. Trois poulaillers, une piscine, un ascenseur, une pelouse synthétique, une autre pièce en construction et du granite comme revêtement de sol, la forteresse illumine la région.

Le GIPM fortement mobilisé lors de la perquisition du  luxueux domicile des Ghurboo.
Le GIPM fortement mobilisé lors de la perquisition du  luxueux domicile des Ghurboo.

Les principaux suspects nient être impliqués dans le trafic de drogue. Ils ont expliqué que la maison et la propriété les appartiennent. Ils ont justifié la provenance de l’argent en évoquant la culture de tomates et le commerce d’élevage de poulets. 

L’opération musclée de l’Adsu, mercredi, a nécessité plusieurs hommes. Une maison immense à fouiller, comprenant trois chambres à coucher au rez-de-chaussée, un salon luxueux, entre autres. De plus, trois poulaillers et un quatrième en construction n’ont pas facilité la tâche des policiers. Ces bâtiments ont tous fait l’objet de fouille. 

Le rez-de-chaussée, luxueux comme tout, consiste d’un grand salon et de trois chambres à coucher toutes meublées. Au premier étage, où la police a dû perquisitionner au moins sept chambres, ornées de meubles, dont certains en teck. Les chambres à coucher, situées au premier sont aussi meublées au design dernier cri. La police a également perquisitionné les salles de bains et toilettes situées à différents niveaux de la maison. « Ce degré de luxe est surprenant pour cette région », nous confie un des policiers.

En arrivant au deuxième étage, les policiers se sont retrouvés dans un studio de musique similaire à une boîte de production : « Tous les accessoires y étaient ». Batterie ou guitare de marques reconnues. Une grande partie du sol de ce bâtiment a été recouverte de granite. « Dimoun met marb anba, laba ti ena granit mem ». De plus, la décoration intérieure n’a pas été négligée. Les différentes pièces sont pourvues de faux plafonds, qui semblent avoir coûté très cher. Des véhicules, dont une Nissan Qashqai, des grosses cylindrées et un camion DAF ne sont pas passés inaperçus. 

Si l’Adsu les soupçonne d’être impliqués dans le trafic de stupéfiants, notamment de drogue synthétique et d'opiacés, les membres de la famille Ghurboo ne sont pas inconnus des services de police, notamment pour de bagarres conséquentes survenues dans le passé. En août 2016, une bagarre entre les Ghurboo et la bande de Marcelin Humbert avait provoqué de vives tensions dans la région. Des véhicules avaient été saccagés et la Special Mobile Force (SMF) avait dû être mandée sur place pour ramener le calme. Les deux parties s’accusaient mutuellement d’agression.

Pour rappel, cinq personnes ont été arrêtées et une centaine de grammes de drogue synthétique saisis mercredi 29 août.


Juillet 2018 : L'aîné des Gurbhoo épinglé par l’Adsu

Les membres de la famille Gurbhoo font souvent face à la justice. Le jeudi 26 juillet, le frère aîné avait été coffré par l’équipe du chef inspecteur Jagai de l’Adsu de Rose-Hill. Hervé Gino Ghurboo, 49 ans, est en détention pour trafic de drogue. 1 055 doses d’héroïne avaient été saisies au domicile du suspect. Cette même opération avait vu la saisie de deux colis contenant 507 doses d’héroïne au total.